Le mal de vivre dans le roman français des années vingt: georges duhamel, philippe soupault, pierre drieu la rochelle.

par Hassen Chnini

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Myriam Boucharenc.

Thèses en préparation à Paris 10 depuis le 28-10-2009 .


  • Résumé

    Contrairement à l'image d'effervescence et de frivolité que l'histoire nous a transmise des 'année folles', les années vingt sont placées sous le signe prégnant de 'l'inquiétude', et du 'désarroi', comme cela se disait alors. difficulté d'être et d'agir, impossibilité d'avoir le sentiment d'exister vraiment au lendemain de la première guerre mondiale: telles sont les répercussions qui atteignent tout naturellement la littérature. tantôt bavard, tantôt silencieux, incompris ou mal compris, les héros - ou plutôt les anti-héros - de romans nés à cette époque, affligés, fragiles et ironiques, se font bien souvent l'expression manifeste de ce 'nouveau mal du siècle', selon l'expression consacrée par marcel arland dans un article de la nouvelle revue française, en 1924. c'est à cette famille de héros négatifs, frères en mélancolie, que se consacrera cette thèse, plus particulièrement centrée sur l'étude des romans de georges duhamel, de philippe soupault et de pierre drieu la rochelle, qui, tout en illustrant l'état d'esprit d'une génération 'sacrifiée', reflètent l'inquiétude de leurs créateurs. des créateurs que rapproche, certes, une même conscience désenchantée, mais que séparent des options esthétiques fort diverses. il y a tout lieu de penser, comme cette recherche s'emploiera à le démontrer, que sous couvert d'un syndrome d'époque, ce sont des versions toutes différentes du héros néo-romantique, qui se sont exprimées.


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