Quarante ans de revivalisme de la cornemuse boha de gascogne : l'archeologie musicale et la patrimonialisation a l'epreuve de la globalisation

par Yung-san Chiang

Projet de thèse en Ethnomusicologie

Sous la direction de Luc Charles-Dominique.

Thèses en préparation à Nice , dans le cadre de École doctorale Lettres, sciences humaines et sociales (Nice) depuis le 04-02-2010 .


  • Résumé

    Au terme de deux décennies de recherches minutieuses, complexes, relevant véritablement de l'archéologie musicale, la cornemuse de gascogne, connue sous le nom de «boha», connaît depuis vingt ans environ un revival important compte tenu d'une pratique historique très localisée, et dont l'aspect qualitatif est en constante progression.cette histoire est totalement corrélée à celle des mouvements revivalistes musicaux et chorégraphiques en europe et plus spécifiquement dans les régions françaises, qui ont «inventé» la notion récente de musiques et danses «traditionnelles», cela dans une double perspective régionaliste et patrimoniale. mais la patrimonialisation, au-delà des notions d'inventaire (collecte des sources), de recherche – archéologie musicale–, de préservation, porte en elle celle de valorisation, d'actualisation et donc de création. et là, les options sont multiples, depuis le «folk» des origines jusqu'au «trad» actuel et ses plus récents développements : le «néo-trad», le «néo-folk», le «métal-folk», etc. cette thèse d'ethnomusicologie, grâce à l'apport de l'anthropologie, de la sociologie, de l'histoire, et de leurs méthodes, se propose d'examiner cette évolution complexe dans laquelle ces nombreuses pratiques et productions musicales révèlent, outre des tensions intergénérationnelles, les progrès de la globalisation et ses rapports avec la recherche et la production du local.


  • Pas de résumé disponible.