Dames plurielles autoportraits singuliers.

par Antoine Chareyre

Projet de thèse en Sciences de l'éducation

Sous la direction de François Baluteau.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'éducation, psychologie, information et communication (Lyon) depuis le 27-04-2009 .


  • Résumé

    Le chercheur ne serait-il pas, plutôt qu'un technicien savant mais extérieur à sa recherche, un artiste peignant la réalité, ou plutôt recouvrant sa toile de réalités, parmi lesquelles la sienne ? Cette thèse qui s'attache aux enseignantes du primaire venant de l'entreprise n'omettra donc pas d'incorporer, sur le tableau que nous réalisons, son auteur. Il ne cherchera pas à s'étaler, mais à se découvrir à la vue de ses collègues femmes. Bien que d'un autre genre, il a comme elles d'abord quitté l'Ecole pour l'Entreprise, avant d'entamer le passage inverse. Leurs chemins se croisent, dans l'enseignement et dans la recherche ; ceux-ci méritent mieux qu'un compte rendu, établi sous une forme académique, pour relater rencontres et bribes d'existence. Constitué de matériaux divers (nouvelles, poèmes, articles, courriers, textes documentaires, voire contes), à la manière des collages de Picasso, le tableau prend pour cadre théorique l'oeuvre de Vélasquez, Les Ménines, réalisée en 1656, plus célèbre exemple de mise en abyme dans l'histoire de la peinture. Chaque personnage du tableau pourrait représenter un pan de la vie du peintre, éclaté sur la toile et pourtant unique à travers sa représentation trônant à la gauche du tableau. Prendre un tableau pour cadre, pourquoi pas, mais on pourra d'ores et déjà se demander si le cadre définitif ne sera pas fixé une fois le dernier coup de pinceau posé. A suivre...En tout cas, les plus grands peintres ont réalisé leur autoportrait, de Dürer à Picasso, en passant par Rembrandt, Van Gogh et tant d'autres ; il serait temps que les sociologues, quittant leur laboratoire pour rejoindre l'atelier, suivent leur exemple. Dans le sillage de scientifiques reconnus (Latour, Lahire, récemment Barrère et Martuccelli dans leur ouvrage Le roman comme laboratoire) exhortant les chercheurs, et les chercheuses, à explorer d'autres voies pour atteindre à la connaissance, me voilà traversant un paysage insolite. Nous proposons, modestement et joyeusement, de peindre en écrivant. A moins que ce ne soit l'inverse. Klee dit qu'écrire ou dessiner sont identiques en leur fond. Puisse-t-il avoir raison. Et qu'il ne m'en veuille pas si j'y ajoute des couleurs !


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