Différenciation socio-spatiale à Téhéran : une question d'échelles d'analyse et de vécus

par Ali Gharakhani

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Hervé Marchal.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) , en partenariat avec Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches 'Sociétés, Sensibilités, Soin' (laboratoire) depuis le 15-12-2017 .


  • Résumé

    L'histoire urbaine récente de Téhéran est bien marquée par une importante différenciation socio-spatiale. Autrefois, en dépit de leurs origines socioéconomiques, les Téhéranais vivaient les uns à côtés des autres en toute proximité spatiale à travers la ville. La différenciation socio-spatiale a connu un point tournant quand la famille royale Pahlavi (1925-1979) déménagea au début des années 1960 des palais de Marmar et Golestân au sud de Téhéran vers les deux complexes palatiaux de Niavaran et Sadabad au nord. Depuis, d'un rythme accéléré, les catégories aisées s'installent dans les zones septentrionales et les catégories populaires aux zones méridionales de Téhéran. Cette tendance divise désormais la capitale iranienne en deux parties de ville-nord (aisé) et ville-sud (populaire), et l'avenue Chahreza (aujourd'hui Azadi-Enghelab), l'artère commerciale de Téhéran dans le sens Est-Ouest devient la limite entre les deux rives. Avec la mise en considération des concepts de la qualité de vie et la justice spatiale dans les débats urbains, et à l'aide d'une démarche documentaire et une enquête de terrain, cette thèse cherche les raisons de cette importante disparité sociale et distinction spatiale dans la plus grande ville de l'Iran. La thèse étudie l'interdépendance entre les différents lieux et territoires urbains, et puis se charge d'une recherche concernant l'interaction entre la ville-sud et la ville-nord ainsi qu'entre les quartiers d'étude avec leurs quartiers avoisinants. Dans cette recherche, les politiques urbaines visant la différenciation socio-spatiale seront bien prises en compte.

  • Titre traduit

    Différenciation socio-spatiale à Téhéran : une question d'échelles d'analyse et de vécus


  • Résumé

    The recent urban history of Tehran is marked by an important socio-spatial differentiation. In the past, despite their socio-economic origins, Tehranites lived side by side in close spatial proximity across the city. Socio-spatial differentiation knew a turning point when the Pahlavi royal family (1925-1979) moved in the early 1960s from Marmar and Golestan palaces in south of Tehran to the two palaces of Niavaran and Sadabad in the north. Since then, at an accelerated pace, wealthy categories have settled in the northern areas and popular categories in the southern areas of Tehran. This trend now divides the Iranian capital into two parts of the north-city (affluent) and south-city (popular), and the Chahreza Avenue (now Azadi-Enghelab), the commercial artery of Tehran in the East-West direction becomes the boundary between the two shores. With the consideration of the concepts of quality of life and spatial justice in urban debates, and with the help of a documentary approach and a field survey, this thesis seeks the reasons for this important social disparity and spatial distinction in the largest city of Iran. The thesis studies the interdependencies between the different urban zones and territories, and then looks for research on the interaction between the southern-city and the northern-city as well as between the study districts with their neighboring districts. In this research, urban policies aimed at socio-spatial differentiation will be well taken into account.