Caracterisation moléculaire des mécanismes pathologiques de rétinite pigmentaire liés à des défauts du facteur d'épissage Prpf31

par Elora Vanoni

Projet de thèse en Aspects moleculaires et cellulaires de la biologie

Sous la direction de Émeline Nandrot.

Thèses en préparation à Sorbonne université , dans le cadre de École doctorale physiologie, physiopathologie et thérapeutique depuis le 03-09-2018 .


  • Résumé

    Les mutations des facteurs d’épissage ubiquitaires PRPF (Pre-mRNA Processing Factors 3, 8, 31) constituent la seconde cause de rétinites pigmentaires autosomiques dominantes (adRP). Les mécanismes pathologiques sont inconnus mais leur développement similaire suggère des voies moléculaires communes. Nous avons montré que les cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR) sont principalement affectées, notamment au niveau de la phagocytose des segments externes de photorécepteurs (SEP) et de l’adhésion rétinienne. La rythmicité de ces 2 fonctions circadiennes est altérée, ce qui évoque une potentielle implication de l’horloge interne cellulaire. Mon projet a pour but de caractériser les mécanismes moléculaires et cellulaires des cellules d’EPR Prpf mutantes responsables du phénotype observé. L’étude des gènes et protéines de l’horloge interne de l’EPR montre un défaut d’expression de tous les candidats à au moins un moment du cycle jour/nuit par rapport aux tissus contrôles. L’inhibition de leur expression dans la lignée RPE-J confirme l’implication directe de certains gènes dans la phagocytose des SEP in vitro. Notre collaboration en transcriptomique avec le Pr Pierce (Boston, USA) a permis de mettre en évidence des transcrits altérés issus de différentes familles fonctionnelles communs aux 3 modèles de souris. Nous testons l’effet de leur inhibition sur la phagocytose in vitro. Nos résultats actuels suggèrent que certains gènes impliqués dans l’horloge interne, la vision et la transcription pourraient être directement liés aux phénotypes observés.Nos résultats pourraient contribuer à définir de nouvelles approches thérapeutiques pour toutes les mutations des gènes PRPF.

  • Titre traduit

    Molecular characterization of pathological mechanisms linked to Prpf31 splicing factor defects in retinitis pigmentosa cases


  • Résumé

    Mutations in the ubiquitously-expressed Pre-mRNA Processing Factors (PRPF3, 8, 31) constitute the second cause of autosomic dominant retinitis pigmentosa (adRP). While precise pathological mechanisms are still unclear, disease development is similar suggesting common molecular pathways. Indeed, we showed that the retinal pigment epithelium (RPE) is the primary cell type affected. Indeed, mutant animals display abnormal photoreceptor outer segments (POS) phagocytosis and retinal adhesion, two of the RPE most crucial activities for retinal health and thus vision. Interestingly, the circadian peak of both functions is attenuated while their activity is normal at other times, suggesting an implication of the intracellular clock. My project aims at characterizing cell and molecular mechanisms taking place in Prpf31-mutant RPE cells responsible for the observed phenotype. The study of the RPE circadian clock genes and proteins showed expression levels defects at least at one time of the light:dark cycle when compared to control tissues. In addition, silencing of the candidates expression in RPE-J cells confirmed the direct implication of some of them in in vitro POS phagocytosis. Our transcriptomic collaboration with Prof. Pierce (Boston, USA) allowed us to identify common altered transcripts from different functional families in all 3 Prpf mouse models. We explore the impact of their silencing on POS phagocytosis in vitro. Interestingly, our current results sugegst that some genes from the circadian clock, implicated in vision and in gene transcription could be directly linked to the observed phenotypes.We believe our data could contribute to define new potential common therapeutic approaches for all PRPF genes.