Raisonner au subjonctif - la dynamique du possible - la théorie de la portée dans quelques perspectives philosophiques contemporaines en logique modale

par Nicolas Clerbout

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Shahid Rahman.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 24-10-2006 .


  • Résumé

    L'argument modal de kripke pour récuser les théories descriptives des noms propres repose sur la thèse que la logique modale est un outil adéquat pour formaliser la possibilité. dans cette optique, les nuances de potentiel et d'irréel exprimées par le subjonctif ne sont que des types de possibilités capturés correctement par le traitement de la possibilité en logique modale standard. une des critiques possibles contre cette position consiste à montrer que la logique modale standard échoue à rendre compte de la différence entre les modes grammaticaux dits << indicatifs >> et << subjonctifs >>. une telle critique est avancée notamment par kai f. wehmeier. il propose ensuite une solution pour disposer d'un langage formel plus riche que celui de la logique modale standard afin de gagner en expressivité et de mener une meilleure analyse logique du discours naturel modal. notre but est de montrer que tant la critique de wehmeier que la solution qu'il propose sont surtout des conséquences d'une question plus générale qu'une distinction grammaticale entre modes de verbes. ce sont en fait des signes d'une nécessité de reconsidérer la notion de la portée : la logique modale standard échoue parce qu'elle repose sur une approche statique de la portée des opérateurs (l'approche syntaxique habituelle). par contraste, une logique modale telle que celle proposée par wehmeier semble, tout comme la logique modale if et le calcul-lambda, dépendre d'une approche dynamique de la portée des opérateurs.


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