Passe fasciste, passe communiste : la participation des élites intellectuelles roumaines a une amnésie collective.

par Anemona Constantin

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Jean-Charles Szurek.

Thèses en préparation à Paris 10 depuis le 09-10-2006 .


  • Résumé

    La publication en 1996 aux editions humanitas de bucarest du journal (1935-1944) de m. sebastian, écrivain d'origine juive qui a vécu en roumanie au début du xxème siècle, a déclenché une polémique d'envergure dans le monde intellectuel roumain autour de l'oubli du fascisme. témoin privilégié de la société bucarestoise de l'entre-deux-guerres, sebastian met en cause involontairement, mais de façon d'autant plus endémique de nombre d'intellectuels parmi les plus réputés de la culture roumaine : il dévoile la conversion endémique de nombre d'intellectuels parmi les plus réputés de la culture roumaine - tels m. eliade ou e. cioran - à l'idéologie de garde de fer (organisation fasciste). la réception conséquence directe l'apparition d'un clivage qui oppose actuellement deux camps : d'un côté les intellectuels qui s'attachent à affirmer et à assumer cet engagement avec les conséquences qu'il sous-tend (comme norman manea, zigu ornea, vladimir tismaneanu, radu ioanid, alexandra laignel-lavastine, michael shafir, stelian tanase, leon volovici, andrea cornea, mircea iorgulescu, vasile popovici) et de l'autre, des intellectuels qui tâchent de minimiser l'importance de cet engagement (dont les plus importants sont gabriel liiceanu, nicolae manolescu, dorin tudoran, monica lovinescu, alexandra stefanescu, constantin toiu, gabriela adamensteanu). les luttes de définition que se livrent les acteurs dans un tel conflit, qui a pour enjeux centraux 'l'oubli du fascisme' ou 'la criminalisation du communisme', constituent le terrain de nos actuelles interrogations.


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