Errance active des jeunes et action publique. Le cas du programme "logement d'abord" en territoire médocain

par Emilie Auger

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Joël Zaffran.

Thèses en préparation à Bordeaux , dans le cadre de Sociétés, Politique, Santé Publique , en partenariat avec Centre Emile Durkheim (laboratoire) depuis le 01-02-2021 .


  • Résumé

    Les 'jeunes en errance' sont très médiatisés et font réagir l'opinion public dans le registre de la crainte ou de l'indignation du fait de leur mode de vie marginale. En effet, le fait de vivre dans la rue désigne une forme de marginalité creusant un écart avec la norme de la domiciliation et de travail. Les personnes dites « en errance » et plus particulièrement les jeunes seraient alors stigmatisés comme « hors nome » dans la structure sociale du fait qu'ils n'ont pas de logement et qu'ils ont adopté un mode de vie différent. Afin de lutter contre cette forme de marginalité, une approche se développe dans plusieurs pays d'Europe et du monde : l'approche « logement d'abord » qui consiste à offrir un logement de manière inconditionnelle aux personnes en rupture d'hébergement. Cette approche a été pensée dans un contexte urbain où la présence de personnes errantes dans l'espace public pose problème mais qu'en est-il dans un contexte rural tel que celui du Médoc où les jeunes et plus particulièrement les 'jeunes en errance' peuvent être dans une invisibilité sociale les conduisant au non-recours de leurs droits, particulièrement en matière de logement ? C'est ainsi qu'en allant interroger les 'jeunes errance' « active » vivant dans le Médoc, je vais tenter de donner la parole aux invisibles. C'est-à-dire, donner la parole à des jeunes 'actifs' invisibles vivant en zone rurale. L'idée sera qu'ils puissent décrire leur mode de vie et les bénéfices symboliques qu'ils ont pu trouver dans leur carrière d'errance. Ils pourront également s'exprimer sur la norme domiciliaire, sur l'accès inconditionnel au logement et sur l'habitat en zone rurale.

  • Titre traduit

    Active wandering of young people and public action. The case of the "housing first" program in Médoc territory


  • Résumé

    The thesis that I am working on is wearing the following title: The Médoc and the place of 'nomads youth people' in the five-year plan for 'housing first'. The 'nomads young people' are highly publicized and cause public opinion to react in the register of fear or indignation because of their marginal way of life. Indeed, the fact of living in the street indicates a form of marginality widening a gap with the norm of domicile and work. People said to be 'nomads' and more particularly young people would then be stigmatized as 'out of the norm' in the social structure because they have no housing and have adopted a marginal way of life. In order to fight against this form of marginality, an approach is developing in several countries in Europe and around the world: the 'housing first' approach. This approach is currently in an experimental phase in the department of Gironde. It consists in providing housing unconditionally to people without housing. This approach was conceived in an urban context where the presence of nomads people in public space poses a problem, but what about in a rural context such as that of the Médoc where young people and more particularly 'nomads youth people' can be in a social invisibility leading them to the non-use of their rights, particularly as regards housing? This is how, by going to interview the 'nomads youth people' living in the Médoc, I will try to give voice to the invisible. That is to say, giving voice to invisible 'active' young people living in rural areas. The idea will be that they can describe their way of life and the symbolic benefits that they have found in this marginal way of life. They will also be able to express themselves on the housing standard, on unconditional access to housing and on housing in rural areas and more particularly in the Médoc.