La (non) place de la femme dans la caféiculture : une étude de l'invisibilité discursive de la productrice de café dans la région de Minas Gerais

par Sheilla Resende

Projet de thèse en Sciences du langage linguistique

Sous la direction de Thierry Guilbert et de Thierry Guilbert.

Thèses en préparation à Amiens en cotutelle avec l'Universidade Estadual de Campinas , dans le cadre de École doctorale en Sciences humaines et sociales (Amiens) , en partenariat avec CURAPP-ESS Centre Universitaire de recherches sur l'Action Publique et le Politique. Epistémologie et Sciences et Sociales (laboratoire) depuis le 06-03-2018 .


  • Résumé

    Les femmes qui produisent du café, en plus d'être soumis à les adversités ordinaires qui compromettent la production de grains de café de qualité, tels que les intempéries climatiques ou les fluctuations des prix sur le marché, sont également susceptibles aux effets de l'inégalité de genre. Sur l'hypothèse de que l'invisibilité des femmes dans les discours circulant dans la chaîne de production du café a ses effets sur les possibilités d'éducation, de formation et de crédit rural chez les femmes caféieres, ce travail, dont les bases théoriques et analytiques reposent sur Pêcheux (1999, 2014), Orlandi (2007,2008, 2015) et Courtine (2006, 2009), a pour objectif d'enquêter les processus de signification du discours de l'agrobusiness, ainsi qu'analyser leurs effets sociaux sur les caféicultrices. D'un corpus constitué de matérialités de différents places dans la production de café: (a) de la place institutionnel de Cooxupé, la plus grande coopérative de café au monde, située à Guaxupé, au sud de Minas Gerais, Brèsil, et (b) de la place des femmes qui produisent du café, cette recherche a pour objectif de comprendre le rapport parmi le silence discursif des caféicultrices, l'absence d'opportunités mentionnées ci-dessus et la manque de sens pour et par les femmes rurales.

  • Titre traduit

    The (non) place of women in coffee growing: a study of the discursive invisibility of female coffee growers in Minas Gerais


  • Résumé

    Women who produce coffee, in addition to being subjected to the ordinary adversities that compromise the production of quality coffee beans, such as weather or fluctuations in market prices, are also susceptible to the effects of gender inequality. Based on the assumption that the invisibility of women in the discourses circulating in the chain of coffee production has its effects on the possibilities of education, training, and rural credit to women coffee growers, this work, whose theoretical bases and analytics are based on Pêcheux (1999, 2014), Orlandi (2007,2008, 2015) and Courtine (2006, 2009), aims at investigating the sense production processes out of the discourse of agribusiness, as well as analyze their social effects on women coffee producers. From a corpus made up of materials from different places in coffee production: (a) the institutional place of COOXUPÉ, the largest coffee cooperative in the world, located in Guaxupé, south of Minas Gerais, Brazil, and (b) the place of women who produce coffee in the south of Minas Gerais, this research puts in relation the discursive silence, the absence of the opportunities mentioned above and the lack of meaning for and by rural women.