Espace et structure dans les Métamorphoses d’Ovide

par Sarah Bach

Thèse de doctorat en Études latines et néo-latines

Sous la direction de Sylvie Franchet d'Espèrey.

Thèses en préparation à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) depuis le 19-07-2011 .


  • Résumé

    Le rapport des Métamorphoses d'Ovide à l'espace est analysé sous les trois angles du concept (espace géométrique), de l'expérience (espace pratique) et des représentations (espace métaphorique). Le mythe cosmogonique, premier récit de l'oeuvre, pose la question des frontières entre les éléments, la naissance de l'homme pose celle de leur transgression. Le texte se construit dans une tension dont l'espace est le moteur. Les Métamorphoses proposent un trajet de lecture vers Rome, jalonné d'indices d'une romanisation progressive. L'espace de prédilection du texte est alors l'espace terrestre et sa géographie. Or, cette linéarité n'est qu'illusoire. La crainte d'un retour au chaos initial est forte et l'oeuvre se construit autour de l'expression programmatique de la « discors concordia » (1,433). Les êtres qui peuplent le mundus participent de cette tension. Le mythe cosmogonique a posé une ontologie spatiale. Les espaces sont des seuils où se joue l'identité des êtres, dans une ontologie en mouvement qui lie changement d'espace et changement de nature.

  • Titre traduit

    Space and structure in Ovid’s Metamorphoses


  • Résumé

    The relationship between Ovid's Metamorphoses and the notion of space is analyzed in the three different directions of the concept (geometrical space), of the experience (practical space) and of representations (metaphorical space). The cosmogony, the first tale in the Metamorphoses, poses the question of the boundaries between the elements, while the birth of human beings poses that of their transgression. The text is constructed upon a tension within which space is the driving force. The Metamorphoses offer the reader a journey to Rome punctuated by indications of a progressive romanization. The chosen space of the text thus becomes the terrestrial space and its geography. But this is only an illusory kind of linearity. There is a strong sense of fear of a return to the initial chaos and the book is constructed around the programmatic expression of the «discors concordia» (1,433). The beings who inhabit the mundus take part in this tension. The cosmogony has laid the foundations for a spatial ontology. Spaces are thresholds where the identity of all beings is played out and questioned, in an ontology in movement that unites the transformations of space and nature.