Historique de la compilation du Coran et de ses lectures à partir des sources et des théories actuelles.

par Lamri Boulassel

Projet de thèse en Études arabes et islamiques

Sous la direction de Geneviève Gobillot.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) depuis le 14-12-2010 .


  • Résumé

    Le but du présent travail est de confronter un certain nombre de données relatives à l’histoire de la compilation du texte coranique provenant des sources disponibles les plus anciennes aux principaux critères de lecture de la compilation traditionnelle reconnue comme étant le texte fondateur de l’Islam, à savoir le codex ou muṣḥaf de ‘Uṯmān (troisième calife, de 644 à 656), appelé par ce dernier : muṣḥaf al-Ĝāmi ̒ (ouvrage de consensus). Après le décès du prophète, les compagnons avaient conservé leurs maṣāḥif (livres). Parmi eux on trouve ‘Abd Allah ’Ibn Mas‘ῡd (650/29), un fidèle qui avait la réputation de ne jamais quitter le Prophète. Or, l’examen du muṣḥaf de ce célèbre compagnon nous a montré que ce dernier ne comportait pas les cent quatorze (114) sourates inscrites dans le codex fondateur de ‘Uṯmān. Dans ce muṣḥaf nous avons trouvé que non seulement il manquait les trois sourates mentionnées par l’ensemble de la tradition, il manquait d’autres sourates. Dans la perspective de cette confrontation, nous avons mené dans la seconde partie une réflexion sur le sens des mots et les connotations de chaque terme. Est-ce que le Coran comporte des mots synonymiques ? Faut-il chercher à comprendre le texte coranique simplement d’un point de vue rhétorique et terminologique, ou bien faut-il prendre également en compte le contexte de la révélation? Certain passage coranique nous semble, par fois difficile à comprendre du fait du contexte de la révélation, mais les spécialistes de l’exégèse nous renvoie à l’abrogé et l’abrogeant pour dissiper cette difficulté. D’ailleurs, est ce qu’il existe réellement l’abrogé et l’abrogeant dans le texte coranique ? Cette question nous intéresse beaucoup du fait qu’un verset possède t-il une valeur juridique (ḥukm) ou bien reste caduque du fait de la perte de cette valeur par l’intervention d’un autre verset plus récent.

  • Titre traduit

    History of the compilation of the Koran and its readings from current sources and theories.


  • Résumé

    The purpose of the present work is to confront a number of data relating to the history of the compilation of the Koranic text from the oldest available sources to the main reading criteria of the traditional compilation recognized as the founding text of Islam. , namely the codex or muṣḥaf of 'Uṯmān (third caliph, from 644 to 656), called by the latter: muṣḥaf al-Ĝāmi ̒ (work of consensus). After the death of the prophet, the companions had kept their maṣāḥif (books). Among them is 'Abd Allah' Ibn Mas'ῡd (650/29), a devotee who had the reputation of never leaving the Prophet. However, the examination of the muṣḥaf of this famous companion showed us that it did not include the one hundred and fourteen (114) suras listed in the founding codex of 'Uṯmān. In this muṣḥaf we found that not only did the three suras mentioned by the whole tradition. In the perspective of this confrontation between elements of history of the text and study of its contents, we conducted in the second part of this work a reflection on the meaning of the words and the connotations of each term. Does the Qur'an contain synonymic words? Should we seek to understand the Qur'anic text simply from a rhetorical and terminological point of view, or must we also take into account the context of the revelation? Certain Koranic passages seems to us, sometimes difficult to understand because of the context of the revelation, but the experts of the exegesis returns to the repealed and repealing it to dissipate this difficulty. Besides, is there really the abrogated and abrogating it in the Qur'anic text? This question is of great interest to us because a verse has a legal value (ḥukm) or is obsolete because of the loss of that value by the intervention of another more recent verse.