Analyse ethno-juridique des fondements culturels de la constitution du Vanuatu 30 ans après l'indépendance (conception, rédaction, mise en oeuvre et limites)

par Caroline Tabani (Bernard)

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Serge Tcherkézoff.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de Ecole doctorale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ED 286 depuis le 15-12-2010 .


  • Résumé

    Jamais une constitution n'a été rédigée dans un temps aussi bref par un comité aussi démuni de toute compétence juridique et institutionnelle. la constitution de l'état de vanuatu est née dans un système politique et institutionnel unique au monde : un condominium, sous les influences des deux anciennes tutelles coloniales, la france et la grande bretagne, caractérisé par deux conceptions radicalement différentes du droit. la complexité de la mise en œuvre de cette constitution est accentuée par le fait qu'elle est destinée aux ensembles ethno-culturels de l'archipel composés d'habitants s'identifiant à plus de cent langues et traditions culturelles et autant de références à leurs propres règles de droit coutumières. c'est l'analyse des motivations des rédactions de cette loi fondamentale qui représente l'intérêt majeur d'une telle approche juridique de la constitution (conception, application, avenir). en effet, une partie de ses auteurs est toujours vivante alors qu'une écrasante majorité de la population est née après l'indépendance. un conflit générationnel transparaît dans les enjeux de l'adaptation de ce texte aux pressions de la globalisation. dans la mesure où, dès le préambule, la constitution est fondée sur les traditions mélanésiennes, la foi en dieu et les valeurs chrétiennes, il est incontournable de développer une approche qui mêle une analyse juridique formelle doublée d'une approche anthropologique, sans oublier la sociologie des religions.


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