La peur. enjeu théorique et clinique dans la nevrose et la psychose

par Orsola Castaldi (Barberis)

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Alain Vanier.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 04-03-2011 .


  • Résumé

    Si en ouverture de son séminaire sur l'angoisse (1962), lacan pose clairement l'analogie de structure entre l'angoisse et le fantasme, en 1974, à rome, dans sa conférence dénommée la troisième, la peur sera mise en lien direct avec le corps. c'est sans doute pour cette raison ‘corporelle' que la peur a toujours occupée une place à part et quelque peu à l'écarts des grands enjeux de la psychanalyse. par ailleurs, il est moins aisé de ce que l'on pourrait croire d'établir une démarcation nette entre ces deux affects. le double binôme qui surgit à partir des deux passages de lacan ci-dessus cités, c'est à dire l'immatérialité du fantasme et de l'angoisse, et la matérialité du corps et de la peur, nous guidera au fil de notre recherche pour chercher de déterminer au plus près le champs, à nos yeux bien plus vaste que prévu, de la peur. nous allons essayer de montrer comment et dans quelle mesure ce binôme peut participer de la clinique de la névrose et de celle de la psychose. comment il joue le rôle de ce qui a été, dans le passé, le tirage négatif et positif dans la photo. comment l'un peut servir pour éclairer l'autre. notre sujet reste néanmoins centré sur la peur, et elle sera abordée sous son versant polysémique bien plus que par son aspect univoque. ainsi seront abordés les thèmes suivants. le corps dans la peur : sidération et abolition de l'espace. la peur et le changement . la peur et l'absence de forme. la peur et l'infini. la peur et la honte. la peur et la culpabilité. la peur et la haine. la peur et la souffrance. la peur et la sexualité. la peur et l'espoir. enfin, liée de manière indissoluble à notre corps, la peur amène sur scène la figure de la marionnette. celle-ci traverse en filigrane toute l'œuvre de lacan. par ses caractéristiques, elle prend en quelque sorte le relais du corps : elle n'agit pas, elle est agie, elle n'est pas sujet, mais elle donne en même temps une illusion de maîtrise au moi du sujet tout en le plaçant dans une posture délicate car, comme le dit lacan : ‘la peur […] c'est quelque chose qui[…] fait de vous un être double et qui vous met à chaque instant dans la posture du reflet'.


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