"On est des mecs de cité". Amitié, honnêteté et complicité dans une commune de la banlieue parisienne.

par Kamel Boukir

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Daniel Cefaï.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de Ecole doctorale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ED 286 depuis le 03-12-2010 .


  • Résumé

    Dès les premières études de sociologie urbaine, la banlieue évoque la marge et la désorganisation sociale. a rebours de cette image, la thèse vise à comprendre les agrégations juvéniles dans la généalogie et la morphologie de l'amitié ordinaire en s'attachant à cartographier finement les réseaux de sociabilité amicale qu'elle ramifie dans le tissu urbain. cette ethnographie par observation participante décrira les pratiques de fréquentation des espaces publics de la commune de villeblanche. les établissements scolaires, les centres de loisirs, les clubs sportifs, les maisons de quartier, la mosquée, les entreprises locales, les cafés ainsi que les voies publiques et les perrons d'immeuble sont des lieux où s'établissent les liens civils quotidiens qui feront l'objet d'une sociologie morale et politique. ces liens, étant eux-mêmes composés de règles, que leurs membres imposent et auxquelles ils se soumettent, incline à prendre en considération leurs propres évaluations morales pour comprendre ce qui les oblige réciproquement à un devoir de solidarité, dans l'amitié comme dans la complicité. la certitude d'être un ‘mec de cité', dénomination vernaculaire qui ramasse cette identité commune présumée et assignée, engage une forme de loyauté envers les siens et façonne un ordre normatif avec ses propres exigences morales. les définitions statistique et judiciaire de la déviance et la délinquance omettent les rapports moraux qu'institue la normativité du lien amical. il redimensionne la définition des vices et des vertus à l'aulne desquels les membres s'engagent ou se retirent des activités légales et illégales qu'ils mènent ensemble.


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