Nietzsche : de la notion du dionysiaque dans l'intersubjectivité de l'art du Fin de siècle

par Brigitte Baldelli

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Benoît Goetz.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Fernand Braudel (Nancy-Metz) depuis le 07-10-2010 .


  • Résumé

    Le classicisme allemand des philologues creuse volontairement une brèche dans la pensée classique en ce qui concerne la différence de l'unité des deux dieux frères grecs apollon et dionysos. tandis qu'apollon devient synonyme de structuré, proportionné, monde ordonné, dionysos devient, lui, l'élément plutôt subversif, il fait écho désormais à l'informe, au chaotique, à l'irrationnel, à la force originaire extatique. il est l'incarnation de la contradiction et du délabrement, de la décomposition, de la séparation, de la dissolution. ce qui jusqu'ici était un concept de deux unités possibles d'un même sujet se divise dès lors, dans la pensée allemande, en deux sujets bien définis et, à tort nous semble-t-il, séparés, de la modernité . dionysos devient l'antithèse substantielle d'apollon. a contrario, la reprise par nietzsche, lui-même philologue, de ces deux concepts va recréer une nouvelle rupture, féconde cette fois-ci, dans la pensée moderne qui en porte encore aujourd'hui les traces. une d'entre elles se manifeste particulièrement dans l'art plastique. l'esprit créatif décompose l'image que lui donne l'état déplorable de l'époque et commence à désensorceler le monde. nous allons par la suite analyser pourquoi des tendances comme le cubisme, le pointillisme, le fauvisme, l'impressionnisme proviennent plutôt d'une pensée française que d'une pensée allemande et en quoi le classicisme a pu provoquer ce schisme.


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