L'esthétique des ruines dans l'art contemporain

par Marie-Eglantine Bélêtre

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Itzhak Goldberg.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 17-12-2010 .


  • Résumé

    Depuis le 18ème siècle qui voit émerger la pratique des fouilles archéologiques, les ruines ont fait leur apparition dans le champ des arts. le goût des ruines à la renaissance est le signe d'un retour à l'esthétique antique, le symbole de la fragilité de l'existence et du primat de la nature sur la culture. la réapparition du thème de la ruine dans l'art actuel se dégage d'une fonction élégiaque, préventive et commémorative, se dissocie d'une contemplation tragique de l'effondrement et de la disparition du monde sensible. l'artiste de la renaissance représente un ordre humain soumis à une transcendance dont il ne peut changer ni l'ordre ni la logique. avec le renouveau de l'esthétique des ruines contemporaines, l'artiste semble conquérir une capacité d'agir sur la matière dégradée par le temps, de construire, de « refonctionnariser » des éléments du réel. ces différences ontologiques méritent que l'on s'intéresse tout particulièrement aux ruines encore peu étudiées dans le contexte de l'art actuel. peut-on voir dans la réapparition des ruines une krisis de l'art contemporain, le signe ambivalent d'une « in-quiétude » sociopolitique, et plus profondément l'occasion d'une révolution métaphysique dont l'une des conséquences serait la redéfinition de l'activité artistique ? je me donne pour objectif de mettre en lumière les nouvelles modalités d'une esthétique contemporaine des ruines dans l'art contemporain de gordon matta clark à cyprien gaillard.


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