Wagner, le sublime musical et l'art total.

par Christian Bourrand

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Baldine Saint Girons.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) depuis le 24-11-2010 .


  • Résumé

    Notre travail sera une analyse philosophique du sublime en musique et dans l'art total à partir de l'examen des œuvres musicales et théoriques de richard wagner. outre les penseurs explicitement associés à ce dernier : nietzsche, schopenhauer, adorno, badiou, zizek, nous recourrons à ceux, « classiques », du sublime : longin, vico, burke et kant, mais aussi : schelling, kierkegaard, heidegger. nous étudierons le renouvellement wagnérien de l'art total, en le replaçant dans une perspective historique qui, partant de l'harmonia mundi, traversant sa brisure, puis sa quête renouvelée, dans l'invention de l'opéra à l'âge baroque, ou dans le sublime naturel à l'âge classique, aboutit au passage de l'âge de la représentation à celui de la volonté (m. foucault), et enfin, de l'existence. a partir de la naturphilosophie, de schopenhauer et des vedas, wagner a développé un « sublime cosmique », qui - de même que le « sublime naturel » était lié à la vision copernicienne - annonce la cosmologie de la physique qui allait naître une génération plus tard (dont les créateurs étaient héritiers des mêmes influences). de même, en effet, que cette « science nouvelle » s'oppose au mécanisme classique, le monde wagnérien s'oppose au « monde-machine ». son sublime cosmique est existential. il est une explosion d'être, sub limen, transgressant le seuil de ses étants. heidegger n'a-t-il pas décrit le projet wagnérien comme la plus grande tentative, après hegel, de sauver l'art : « en lui donnant pour mission d'exprimer l'essentialité de l'existence ». le projet principal de notre thèse sera d'exposer cette conception et ses réalisations.


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