The Problematics of Writing Back to the Imperial Centre : joseph Conrad, Chinua Achebe, and V. S. Naipaul in Conversation.

par Nabil Baazizi

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Jean-Pierre Naugrette.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Études anglophones, germanophones, et européennes (2009-2015 ; Paris) , en partenariat avec Langues, Textes, Arts et Cultures du Monde Anglophone (equipe de recherche) depuis le 09-12-2010 .

  • Titre traduit

    Problématiques du retour au centre impérial [writing back] : joseph Conrad, chinua achebe et V. S. Naipaul en conversation.


  • Résumé

    Dans le sillage de la décolonisation, les récits colonialistes ont systématiquement été réécrits à partir de perspectives autochtones. Ce phénomène est appelé « The Empire writes back to the centre » - une tendance qui s'affirme dans la critique postcoloniale à la fin du XXe siècle. L'objectif de ces actes de réécriture est de lire des textes colonialistes d'une manière barthesienne à l'envers, de déconstruire les dogmes orientalistes et colonialistes, et éventuellement créer un dialogue où il était seulement un monologue. Tourner le texte colonial dedans/dehors et le relire à travers la lentille d'un code ultérieur permet le texte postcolonial de déverrouiller son précurseur colonial et le changer de l'intérieur. Dans ce cadre critique, Heart of Darkness (1899) de Joseph Conrad a été un texte particulièrement influent pour Chinua Achebe et V. S. Naipaul. Leurs romans Things Fall Apart (1958) et A Bend in the River (1979) peuvent être considérés comme une réécriture du roman de Conrad. Cependant, avant d'examiner leurs différentes stratégies de réécriture, il serait utile de les localiser dans la tradition postcoloniale de la réécriture. Alors que Achebe se démarque clairement comme la figure de proue du mouvement, le romancier trinidadien est difficile à catégoriser. Est-ce que Naipaul réécrit, de façon à critiquer, ou d'une manière d'adopter et de justifier, l’idéologie impériale? Comme pas toute réécriture est une forme de « writing back » en termes de critique anticoloniale, la position de Naipaul continue d'être considérée comme l’énigmatique entre-deux d'un «insider» devenu «outsider». Prenant acte de ses différentes perceptions critiques peut devenir un moyen de mettre en évidence de manière efficace la lecture erronée d’Achebe et le détournement de Naipaul du modèle Conradien, un moyen de fixer un cadre pour la conversation simulée cette thèse vise à créer entre les trois romanciers.


  • Résumé

    In the wake of decolonization, colonialist narratives have systematically been rewritten from indigenous perspectives. This phenomenon is referred to as “the Empire writes back to the centre” – a trend that asserted itself in late twentieth-century postcolonial criticism. The aim of such acts of writing back is to read colonialist texts in a Barthesian way inside-out or à l’envers, to deconstruct the Orientalist and colonialist dogmas, and eventually create a dialogue where there was only a monologue. Turning the colonial text inside-out and rereading it through the lens of a later code allows the postcolonial text to unlock the closures of its colonial precursor and change it from the inside. Under this critical scholarship, Joseph Conrad’s Heart of Darkness (1899) has been a particularly influential text for Chinua Achebe and V. S. Naipaul. Their novels Things Fall Apart (1958) and A Bend in the River (1979) can be seen as a rewriting of Conrad’s novella. However, before examining their different rewriting strategies, it would be fruitful to locate them within the postcolonial tradition of rewriting. While Achebe clearly stands as the leading figure of the movement, the Trinidadian novelist is, in fact, difficult to pigeonhole. Does Naipaul write back to, that is criticize, or does he rewrite, and in a way adopt and justify, imperial ideology? Since not all rewriting involves writing back in terms of anti-colonial critique, Naipaul’s position continues to be explored as the enigmatic in-betweenness and double-edgedness of an “insider” turned “outsider.” Taking cognizance of these different critical perceptions can become a way to effectively highlight Achebe’s “(mis)-reading” and Naipaul’s “(mis)-appropriation” of Conrad, a way to set the framework for the simulated conversation this thesis seeks to create between the three novelists.