Bergson, temporalité et memoir dans les résaux sociaux.

par Ellen emilie Henriksen

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de J. Peter Burgess.

Thèses en préparation à l'Université Paris sciences et lettres , dans le cadre de École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences , en partenariat avec La République des Savoirs : Lettres, Sciences, Philosophie (laboratoire) et de École normale supérieure (Paris ; 1985-....) (établissement opérateur d'inscription) depuis le 01-09-2020 .


  • Résumé

    De manière générale, cette thèse vise à explorer les processus de formation des connaissances dans la sphère numérique. Plus précisément, elle vise à explorer les concepts de temporalité et de mémoire dans le contexte des médias sociaux et de la gouvernementalité algorithmique. Pour ce faire, j'utiliserai la philosophie d'Henri Bergson, complétée par les travaux de Deleuze et Nietzsche. La question qui sous-tend cette thèse est donc la suivante : Quelles conceptualisations de la temporalité sont impliquées par la formation du passé sur les plateformes de médias sociaux ? Les travaux antérieurs sur la gouvernementalité algorithmique se sont concentrés sur la temporalité dans la sphère numérique, notamment dans le cadre de la recherche sur le risque et la gouvernementalité algorithmique comme gouvernance du futur. Cependant, la notion de passé a été moins étudiée. Cette thèse se penche donc sur le passé et le concept de mémoire sur les médias sociaux en particulier, en comprenant la mémoire au sens large comme la conscience, suivant Bergson. Dans le cadre de cette exploration du passé, la question des mémoires générées numériquement, désormais appelées " mémoires numériques ", est également abordée. Je fais une distinction entre les pratiques de mémoire qui sont des traductions d'archives analogiques dans une sphère numérique afin de diffuser ces souvenirs (ou l'histoire) à un public plus large et les souvenirs qui sont générés numériquement : c'est-à-dire les souvenirs qui apparaissent sur les médias sociaux vous rappelant quelle mise à jour de statut a reçu le plus de commentaires il y a dix ans. Toutefois, bien que cette distinction soit claire en ce qui concerne, par exemple, la numérisation des archives d'événements passés tels que la crise du sida dans les années 1980 et 1990, elle s'estompe à mesure que nos vies sont de plus en plus vécues sur et à travers les plateformes de médias sociaux, et que les expériences ne sont pas simplement numérisées, mais que le numérique fait partie intégrante de ces expériences.

  • Titre traduit

    Bergson, temporality, and memory on social media.


  • Résumé

    Broadly speaking this thesis aims to explore processes of knowledge-formation in the digital sphere. More specifically it aims to explore the concepts of temporality and memory in the context of social media and algorithmic governmentality. In order to do so, I will employ the philosophy of Henri Bergson, supplemented by work by Deleuze and Nietzsche. The question underlying this thesis is thus: What conceptualisations of temporality are implied by the formation of the past on social media platforms? Previous work within algorithmic governmentality has focussed on temporality in the digital sphere, notably within research on risk and algorithmic governmentality as governing the future. However, the notion of the past has been less studied. This thesis therefore looks towards the past and the concept of memory on social media specifically, understanding memory in the broad sense as consciousness, following Bergson. As part of this exploration of the past is also the issue of digitally generated memories, henceforth referred to as ‘digital memories'. I draw a distinction between memory practices that are translations of analogue archives into a digital sphere in order to spread these memories (or history) to a wider public and memories that are digitally generated: that is – memories popping up on social media reminding you what status update received the most comments ten years ago. However, although this distinction is clear in regards to for instance digitalising archives of past events such as the AIDS-crisis in the 1980s and 1990s, this distinction becomes blurred as more and more of our lives are lived through and on social media platforms, and experiences are not merely digitalised, but the digital is an inherent part of those experiences in the first place.