Démêler le système ocytocine-vasopressine pour améliorer l'interaction sociale dans des modèles murins mimant des troubles du spectre autistique

par Caroline Gora

Projet de thèse en Sciences de la Vie et de la Santé

Sous la direction de Lucie Pellissier.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Santé, Sciences Biologiques et Chimie du Vivant - SSBCV , en partenariat avec Physiologie de la Reproduction et des Comportements (laboratoire) depuis le 01-10-2020 .


  • Résumé

    Les troubles du spectre autistique (TSA) sont devenus un des enjeux majeurs de santé publique, avec plus d'une naissance sur cent affectée par ces troubles dans le monde. Aucun traitement pharmacologique n'existe permettant de soulager les déficits d'interaction sociale, un des symptômes primaires. Il y a donc un besoin urgent d'identifier de nouvelles cibles et donc des nouveaux traitements. Chez l'homme, comme dans les modèles animaux des TSA, il a été montré que le système ocytocinergique, un peptide pro-social, était déséquilibré et que l'administration exogène d'ocytocine améliore le comportement social [1-4]. Les composés agissant sur ce système représentent, à l'heure actuelle, la meilleure cible et option de traitement. Néanmoins, l'administration d'ocytocine, elle-même, montre une efficacité assez limitée, avec une fenêtre d'action étroite et des effets secondaires notables [5-9]. En réalité, le système ocytocinergique est beaucoup plus complexe qu'un seul peptide et un seul récepteur [10]. En effet, l'ocytocine, tout comme son paralogue, la vasopressine se lie avec les mêmes affinités aux récepteurs à l'ocytocine OXTR et à la vasopressine V1A et V1B [11]. De plus, tous ces acteurs sont impliqués dans le contrôle du comportement social. La pharmacopée, à l'heure actuelle, n'a pas permis d'identifier des ligands spécifiques de cette famille de récepteurs couplés aux protéines G, étant donné leur fort degré d'homologie. C'est pourquoi les fragments d'anticorps représentent une meilleure alternative que les petites molécules chimiques [12]. De plus, il a été montré que certains VHHs étaient capables de passe la barrière hémato-encéphalique [12].

  • Titre traduit

    Unravell the oxytocine-vasopressin system to improve social interaction deficits in mouse models mimicking autism spectrum disorders


  • Résumé

    Autism spectrum Disorders (ASD) are one of the major neurodevelopmental health public issues, affecting more than 1/100 child births worldwide. No approved pharmacological treatment exists relieving social deficits, one of the ASD primary symptoms. There is a major need to identify new therapeutic targets for the development of new treatments. In ASD patients and animal models of the disorder, the oxytocin system is dysregulated and exogenous administration of oxytocin improved social skills [1-4]. To date, this system has represented the most promising target. However, administration of oxytocin itself might not be the most suitable treatment due to mitigated results of clinical trials, the narrow efficacy therapeutic window and side effects [5-9]. Actually, the system is much more complex than only one peptide and one G protein coupled receptor [10]. Oxytocin and its paralog vasopressin bind to oxytocin receptor OXTR and vasopressin receptors V1A and V1B to control social behavior [11]. Until now, ligands with high affinity are specific inside this family, due to their high homology and conservation. Antibody fragments targeting these receptors are the best alternative to small chemicals and peptides and are able to cross the brain-blood barrier [12].