Traduction et écriture féminine : de Madame de Lafayette à Sibilla Aleramo, Renata Debenedetti et Rosetta Loy (à propos de La Princesse de Clèves)

par Dominique Brizzi

Thèse de doctorat en Études italiennes

Sous la direction de Dominique Budor et de Valeria Pompejano.

Thèses en préparation à Paris 3 en cotutelle avec l'Università degli studi Roma Tre , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (....-2015 ; Paris) depuis le 01-02-2010 .


  • Résumé

    Trois traductions italiennes de La Princesse de Clèves réalisées en Italie au XXe siècle par des femmes ayant marqué, à des titres divers, la vie littéraire italienne de leur temps constituent le point de départ de notre analyse : en 1933 celle de Sibilla Aleramo, en 1988 celle de Renata Debenedetti et en 1999 celle de Rosetta Loy. L’évolution du contexte historique et socio-culturel ainsi que le statut différent de ces trois femmes permet d’étudier la variation des contraintes de production et des conditions de réception de ces traductions. Le choix de certains passages de l’ouvrage de Mme de Lafayette consent de mettre en relief les caractéristiques principales de ce texte et de comprendre les problèmes traductifs que cela pose. Ce premier roman moderne de la littérature européenne écrit par une femme et publié anonymement ne cesse en effet d’interroger et d’intriguer les femmes écrivains de nombreux siècles plus tard. Le rapport entre traduction et écriture féminine est alors interrogé. La relation entre les choix traductifs et leur personnalité d’écrivain et d’intellectuelle débouche sur l’étude de leurs ouvrages dont les caractéristiques stylistiques et thématiques récurrentes évoquent la notion de féminin dans l’écriture.

  • Titre traduit

    Translation and women's writing : from Madame de Lafayette to Sibilla Aleramo, Renata Debenedetti and Rosetta Loy (about The Princess of Cleves)


  • Résumé

    Three Italian translations of The Princess of Cleves, made in Italy in the twentieth century by women who marked in various ways the Italian literary life of their time, are the starting point of our analysis: Sibilla Aleramo’s in 1933, Renata Debenedetti’s in 1988 and then Rosetta Loy’s in 1999. The evolution of the historical and sociocultural context as well as the different status of these three women allow us to study the variation of production constraints and reception conditions of these translations. The choice of some extracts from Madame de Lafayette’s novel consents to highlight the main features of the text and understand the translation problems that this arises. This novel, the first in modern European literature written by a woman and published anonymously, continues to question and fascinate women writers many centuries later. The relationship between women's writing and translation is then questioned. Subsequently, the relationship between translation’s choices and their personality of writers and intellectuals leads to the study of their works whose recurring stylistic and thematic characteristics evoke the notion of “feminine writing”.