Développement, pratiques et régulation des transports en commun urbains privés : une défaillance de l’Etat ? : ethnographie du réseau de bus à Beyrouth

par Mira Tfaily

Projet de thèse en Territoires, sociétés et développement

Sous la direction de Blandine Destremau et de Véronique Bontemps.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 20-11-2019 .


  • Résumé

    Mes travaux de recherche portent sur les enjeux entourant la régulation des transports privés dans des villes où ils sont les seuls transports en commun disponibles. Mon travail empirique se concentre particulièrement sur le réseau de bus à Beyrouth. Au-delà de la monographie beyrouthine, ce projet de recherche interroge la légitimation et la délégitimation de diverses formes de mobilités urbaines privées, jugées « disruptives » et « créatives » lorsqu’elles s’insèrent dans une image de marque de la ville orientée autour de la smart city ; ou « chaotiques » et « informelles », en fonction des classes sociales qui les utilisent et les opèrent. L’étude de cas de la régulation et des pratiques entourant ce réseau de bus libanais constitue plus généralement une épistémologie de ce qui « fait » la ville, et des conditions dirimantes à son fonctionnement. A de nombreux égards, Beyrouth peut être considéré comme un cas-limite, qui permet de questionner le seuil jusqu’auquel des infrastructures de transports en commun privées peuvent se réguler elles-mêmes. La marchandisation croissante de la mobilité dans le monde, que ce soit par le biais d’ouverture à la concurrence d’entreprises de transports publics, ou par l’essor d’entreprises de VTC traitant la mobilité comme un service (Uber ou Careem), montre que l’analyse du cas beyrouthin a beaucoup à nous dire.


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