Invalidité et inaptitude au prism de l'expérience 14-18 : la grande guerre laboratoire de la question sociale?

par Sylvain Bertschy

Projet de thèse en Histoire militaire et études de défense

Sous la direction de Frederic Rousseau.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Langues, littératures, cultures, civilisations - ED 58 depuis le 08-09-2009 .


  • Résumé

    Si au lendemain du premier conflit mondial de la france a réussi à éviter une implosion de son consensus politique et social, on constate qu'avec la grande guerre, les 'zones de vulnérabilités et de désaffiliation sociales' se dilatent. le premier conflit mondial lègue à la france 4 à 5 millions d'individus se trouvant dans 'l'incapacité', totale ou partielle, de subvenir eux mêmes à leurs besoins. la guerre exacerbe la 'question sociale', ce défi, cette épreuve permanente par laquelle une société expérimente l'énigme de sa cohésion et tente de conjurer le risque de sa facture. la société française s'est-elle alors contentée de réponses 'quantitatives'? quelques indices, comme les premières expériences de médecine du travail dans les usines d'armement ou la création des superintendantes d'usines, permettent de supposer que non. la grande guerre semble participer d'une véritable métamorphose (dialectique du même et du différent) de la 'question sociale'. on assiste alors, me semble-t-il, à une accélération du processus de médicalisation des dispositifs d'action sociale qui se traduit en pratique par l'émergence d'un véritable 'tri social scientifique'. c'est en tout cas l'hypothèse qui sera mise à l'épreuve: la grande guerre comme laboratoire d'une organisation scientifique du travail et de 'sélection sociale' des populations. il s'agira donc d'en mettre au jour les outils, c'est à dire les notions et les instruments avec lesquels les acteurs pensent et transforment le monde, et qui souvent, leur deviennent invisibles, donc impensés.


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