"Die Mauer in den Köpfen"? Eine intersektionale Analyse der Konstruktion des Schwarzeins in der Kinder-und Jugendliteratur der beiden deutschen Staaten von 1949 bis 1989.

par Joseph Kebe (Kebe-NGUEMA)

Projet de thèse en Études germaniques

Sous la direction de Bernard Banoun et de Bettina Kümmerling-Meibauer.

  • Titre traduit

    "Le mur dans les têtes"? Une analyse intersectionnelle de la construction de la négritude dans la littérature d'enfance et de jeunesse des deux Allemagnes de 1949 à 1989.


  • Résumé

    Bien que la négritude soit présente depuis plusieurs siècles dans la réalité et l’imaginaire d’Outre-Rhin, la manière dont elle est construite et véhiculée dans la littérature d’enfance et de jeunesse n’a pas encore fait l’objet d’une étude approfondie, en particulier durant la période de la division de l’Allemagne de 1949 à 1989. Or, une telle étude s’impose à maints égards, croisant une analyse de l’histoire des représentations de l’altérité, de l’analyse des opinions et des discours tels que transparaissant dans le media du livre pour enfants. En outre, elle s’intéressera aussi aux interactions entre ces livres et l’histoire matérielle et idéologique de production de ces ouvrages, durant une période particulièrement certes féconde pour l’exploration, mais non encore observée sous cet angle à ce jour. Une telle étude mettra donc en œuvre d’une part une réflexion d’ordre conceptuel permettant de poser de manière critique le concept de négritude en interaction avec celui de blanchité dont il est interdépendant, d’autre part, elle s’intéressera à l’interaction entre l’histoire de la période, à l’ évolution des interactions et réflexions sur l’altérité au plan politique et aux constructions identitaires dans les ouvrages sélectionnés. En effet, la période 1949-1989 est marquée comme l’on sait, entre autres par la dénazification, les luttes pour l’indépendance, la construction du Mur de Berlin, le mouvement pour les droits civiques, l’émergence d’un mouvement afro-allemand… Enfin, elle s’intéressera à la notion de livre d’enfance et de jeunesse et à l’évolution du genre en RFA et en RDA, en interaction avec le sujet considéré, non sans prendre en compte une réflexion latérale la question de l’intermédialité (ici, relation texte-image). Non seulement l’image est quasi essentielle pour ce médium, elle l’est aussi quand il s’agit de représenter par des illustrations ce que l’on considère comme déviant de la norme. Afin d’analyser et de comprendre au mieux le corpus, il sera abordé en amont le lien historique entre l’Allemagne et la négritude, celui-ci ne pouvant être réduit au génocide des Hereros et des Namas (1904-1908) ou bien encore à la stérilisation contrainte des « bâtards de Rhénanie » sous le 3ème Reich. Outre le gain heuristique relatif à l’histoire de la littérature d’enfance et de jeunesse au moment de la division de l’Allemagne et à l’histoire des représentations de l’altérité, cette étude pourra plus globalement enrichir la réflexion sur l’altérité et l’avenir des représentations politiques et « identitaires » dont s’est dotée l’Europe, à l’heure où elle doit faire face à une montée des populismes dans différents Etats et à une crise migratoire depuis plusieurs années maintenant.


  • Résumé

    Auch wenn die Kinder-und Jugendliteratur in der Literaturwissenschaftsforschung noch nicht als unerlässlich angesehen wird, wächst seit Jahren das Interesse der StudierendInnen daran. Es handelt sich zudem um ein interessantes Fachgebiet, wenn man die Darstellung des Andersseins studieren möchte, weil es meistens um erwachsene SchriftstellerInnen geht, die für ein Publikum schreiben, das vorwiegend aus Kindern besteht, Normen und Werte über Bekanntes und Unbekanntes können dadurch vermittelt werden. Dass vom Anderssein die Rede ist, bedeutet allerdings nicht, dass das Schwarzsein oft berücksichtigt ist, im Gegenteil. Meine Arbeit befasst sich deswegen mit der Konstruktion des Schwarzseins in der west-und ostdeutschen Kinder-und Jugendliteratur von 1949 bis 1989.