Jardins historiques d’Algérie à l’époque ottomane : approche historique, environnementale et symbolique

par Farid Hireche

Projet de thèse en Patrimoine

Sous la direction de Anna Caiozzo.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen Age (equipe de recherche) depuis le 15-11-2019 .


  • Résumé

    Les jardins historiques d’Algérie de l’époque ottomane (XVI - XIX siècles) ont subis de nombreuses amputations. De nombreux jardins ont tout simplement disparus, voire subis des transformations irrémédiables. L’urbanisation des campagnes dans lesquelles ils s’épanouissaient a rendu leur lecture difficile, d’un point de vue purement paysager. Lorsque ces propriétés sont du ressort du domaine publique, se pose l’épineuse question de la patrimonialisation de cet héritage culturel, qui peine à former un centre d’intérêt partagé, une identité commune, malgré les réglementations patrimoniales mises en place par les autorités politiques successives. D’un point de vue urbanistique, les villes sont en constante évolution. Les jardins aujourd’hui insérés dans un tissu dense sont amenés à évoluer du fait même du métabolisme urbain. Se pose alors la question de la place des jardins historiques ottomans dans la planification urbaine ? Quels modes d’appropriation sont à l’œuvre par leurs nouveaux propriétaires privés ou publics ? Comment rendre accessible ces jardins historiques au grand public ? Quelles stratégies doctrinales entériner pour la valorisation culturelle de ces jardins historiques ? Quel rôle peuvent-ils jouer dans la fabrique de la ville durable et écologique convoitée ? Quelle connectivité consentir afin de relier ces jardins les uns aux autres à l’échelle de la ville en perpétuelle extension ? Quelle approche territoriale et paysagère employer pour les intégrer aux trames verte et bleue existantes ? Quelle place attribuer aux éléments hydrauliques disséminés dans le tissu urbain dense et aux paysages culturels liés à l’eau encore en place ? C’est à ce type de questionnement et certainement d’autres qui viendront par la suite que nous entreprenons cette thèse de doctorat en Patrimoine.

  • Titre traduit

    Historical gardens of Algeria in the Ottoman era : historical, environmental and symbolic approach


  • Résumé

    The historic gardens of Algeria from the Ottoman period (XVI - XIX centuries) have suffered many amputations. Many gardens have simply disappeared, even undergone irremediable transformations. The urbanization of the countryside in which they thrived made their reading difficult, from a purely landscape point of view. When these properties are in the domain of the public domain, the thorny question arises of the heritage of this cultural heritage, which is struggling to form a shared center of interest, a common identity, despite the heritage regulations put in place by the political authorities successive. From an urban point of view, cities are constantly changing. The gardens today inserted in a dense tissue are brought to evolve by the very fact of the urban metabolism. Then arises the question of the place of historical Ottoman gardens in urban planning? What modes of ownership are at work by their new private or public owners? How to make these historic gardens accessible to the general public? What doctrinal strategies to endorse for the cultural valorization of these historic gardens? What role can they play in the fabric of the coveted sustainable and ecological city? What connectivity will be needed to connect these gardens to each other on a city scale in perpetual extension? Which territorial and landscape approach to use to integrate them into existing green and blue frames? What place should be given to the hydraulic elements scattered in the dense urban fabric and the cultural landscapes linked to the water still in place? It is to this type of questioning and certainly others that will come later that we undertake this PhD thesis in Heritage.