Politiques de terreur de l'Empire d'Alexandre le Grand aux Royaumes Hellenistiques

par Paola Scollo

Projet de thèse en Histoire, histoire de l'art et archeologie

Sous la direction de Laurent Capdetrey.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 en cotutelle avec l'Università degli studi (Pise, Italie) , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Ausonius-Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen âge (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 26-10-2019 .


  • Résumé

    Ce projet de recherche entend ensuite se développer la réflexion sur la présence et sur la définition des formes comme des actes de terreur lors du passage de l’âge classique à l’époque hellénistique. La conception hégémonique d’Alexandre sera analysée en premier lieu, en particulier lors des premières campagnes militaires du printemps 335 av. contre les peuples de la Thrace, des régions danubienne, pannonienne et illyrienne. On examinera ensuite le modus operandi d’Alexandre lors de l’expédition dans l’empire perse, toujours dans le prolongement continu des modèles de référence du Macédonien, signes incontestables de son désir de conquérir l’Asie. La tentative de se positionner comme un «vengeur de la grécité sur l’Asie» joué a rôle central dans la définition d'une stratégie de conquête continentale lucide et froide, marquée par d'énormes massacres infligés sur la population. À cet égard, le comportement d’Alexandre à l’égard de Bessos de Bactriane est éclairant. Mais avec le recul, ce n’était pas un unicum. Pour confirmer cela, la répression terrifiante, de la révolte de Spitaménès, ou celle des habitants de la vallée de l’Oxus, ou des révoltes des Grecs eux-mêmes dans les régions périphériques à la vocation séparatiste marquée, comme la Bactriane, ou des révoltes des mercenaires ou enfin des rébellions des satrapes perses. Cette étude constituera un départ nécessaire pour entamer de nouvelles discussions sur l’utilisation de la terreur dans l’horizon des conflits entre les rois hellénistiques sur une période qui court de la dissolution de l’empire d’Alexandre è la prise de pouvoir par Rome. L’analyse portera sur les stratégies politiques et militaires adoptées par les souverains des monarchies hellénistiques «mineures» de la région anatolienne. Il s’agit là des plusieurs exemples de «monarchies nationales» qui ont réussi à maintenir leur indépendance par des politiques d’alliance lucides, des unions matrimoniales mais aussi des massacres dans les royaumes voisins.

  • Titre traduit

    Policies of terror from alexander the great’s empire to the hellenistic kingdoms


  • Résumé

    This research project will be developed according to the Leitmotiv of the reflection on the presence and, therefore, on the definition of nature and acts of terror in the passage to Classical Age to the Hellenistic one. In particular, I’m going to examinate Alexander’s the Great behavior, character, policy and actions from his first miltary campaigns against Danubian, Peonic, Thracian and Illyrian peoples from 335 b.C. Later, will be investigated Alexander’s modus operandi durign his campaign against Persian Empire, especially in Sogdiana and Bactria where he continued this policy of terror and violence. But this strategy wasn’t a unicum. For example, after deploying terror against Kleitos and his forces in Illyria, Alexander moved on terrorize the Greek polis of Thebes in order to send a clear message that resistance would not be tolerated. For this reason, it seems likely that Alexander was attempting to send a message to the Sogdian and Bactrian élites in much the same way as he sent a message to the Greeks by destroying Thebes in 335 b.C. It’s inevitable to suppose that Alexander used Macedonian policy of terror: the Macedonians, in fact, had been using terror against Greek poleis for years. At this point, this research will provide considerations of policies of terror during the Hellenistic Age, illuminating the nature and the state of power in Anatolian area, such as the Kingdom of Bithynia, a singular example of “national monarchy” which preserved its independence also through lucid policies of alliances and massacres. The wide comparison between testimonies, belonging to different periods and cultural environments, will serve to demonstrate the value and effectiveness of the use of terror in the Ancient World.