Friction between phonetics and phonology : the status of affricates

par Janine Berns

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec Radboud universiteit Nijmegen , dans le cadre de Ecole doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) depuis le 02-03-2009 .

  • Titre traduit

    La phonologie des affriquées


  • Résumé

    Les affriquées qu’on rencontre par exemple au début du substantif anglais chip, constituent un des mystères de la phonologie. Les linguistes ne savent toujours pas comment ce son, qui commence comme une plosive et termine comme une fricative, doit être décrit au niveau phonologique. C’est-a-dire, est-ce que les langues, ou plutôt les locuteurs d’une langue, considèrent ces unités comme une sorte de plosive, ou plutôt comme une combinaison d’une plosive et d’une fricative ? Cette thèse présente un aperçu des principales analyses proposées dans l’histoire de la phonologie, et vise à trouver une solution en considérant des sources complémentaires, variant d’un échantillon représentatif des langues du monde aux développements diachroniques et synchroniques en français. Nous verrons que les affriquées ne sont pas si complexe que l’on ne l’a longtemps cru.


  • Résumé

    Affricates, which we find for instance at the beginning of English chip, constitute one of the mysteries of phonological science. Linguists have been quarrelling for quite some time how this articulatory complex sound, consisting of a plosive released into a fricative, has to be described phonologically. That is, do languages, or rather speakers of a language, treat these units as a kind of plosive or as a balanced plosive-fricative combination? This thesis presents an overview of the different analyses put forward in the history of phonological theory, and aims to break the current deadlock by addressing data from complementary sources; ranging from a genetically-balanced sample of the world’s languages to diachronic and synchronic French. It is shown that affricates are not as complex as we had once thought.