La Fédération radicale-socialiste d’Indre-et-Loire pendant l'entre-deux-guerres (1918-1940) : l’érosion d’un bastion électoral.

par Jean-François Bérel

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Gilles Richard.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Arènes umr cnrs 6051 (laboratoire) depuis le 16-10-2019 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse, monographie d’histoire politique, a pour ambition d’étudier le parti radical, principale force politique française pendant l’entre-deux-guerres à travers l’exemple de sa fédération d’Indre-et-Loire, modèle de bastion électoral radical (la majorité des maires du département étaient radicaux). Un bastion entrant dans une période de déclin, mal perçu sur le moment, qui commence dès les années 1920 puis s’accélère et se révèle brutalement au moment du Front populaire. Pour comprendre les fondements de l’hégémonie socio-politique du radicalisme tourangeau et les causes de son effritement progressif, il conviendra d’abord de l’inscrire dans le contexte général de l’essor du salariat et de la crise des classes moyennes propriétaires et indépendantes qui caractérisent l’entre-deux-guerres. Il conviendra aussi d’étudier le parti dans toutes ses dimensions, en fonction des archives disponibles. Non seulement ses « élites » les plus en vue, députés et sénateurs, mais aussi ses cadres (les délégués d’Indre-et-Loire au Comité exécutif du parti et lors de ses congrès annuels ainsi que les responsables fédéraux) sans oublier l’ensemble des militants de base, membres des divers comités locaux qui quadrillaient le département. À cela s’ajoutera la mesure précise de son poids électoral aux différents niveaux : municipalités, cantons, circonscriptions et arrondissements. Enfin, il s’agira de suivre les positionnements politiques successifs des radicaux d’Indre-et-Loire durant la période, au fil des phases d’une histoire politique marquée à l’échelle nationale par une grande instabilité : Bloc national (1919-1924), Cartel des gauches (1924-1926), « union nationale » poincariste (1926-1928), radicaux dans l’opposition à l’union nationale (1928-1932), Second Cartel des gauches (1932-1934), retour à la troisième union nationale (1934-1936), Front populaire (1936-1938) et enfin, nouveau retour à l’Union nationale daladiériste (1938-1940).

  • Titre traduit

    The Radical-Socialist Federation of Indre-et-Loire during the inter-war period, 1918-1940 : the erosion of an electoral bastion.


  • Résumé

    This thesis research, a monograph on political history, focuses on the radical party, the main French political driving force during the inter-war period through the example of its federation of Indre-et-Loire, a model of radical electoral bastion (the majority of the mayors of the department were radical). A bastion entering a period of decline, badly perceived at the time, which begins in the 1920s then accelerates and is suddenly revealed at the time of the Popular Front. To understand the foundations of the socio-political hegemony of Touraine radicalism and the causes of its gradual erosion, we will first place it in the general context of the dramatic growth of the workforce and the crisis of the middle class owners, which characterize the inter-war period. We will then study the party in all its dimensions, according to the available archives. Not only its most prominent "elites", deputies and senators, but also its executives (from the delegates of Indre-et-Loire in the Executive Committee of the party and in its annual congresses to the federal officials) without forgetting the group of grassroots activists, members of the various local committees who would crisscross the county at the time. To this will be added the precise measurement of its electoral weight on different levels: towns, districts and boroughs. Finally, we will take a close look the successive political positions of the radicals of Indre-et-Loire during the period, along with the phases of a political history marked by a great instability on a national scale: Bloc National (1919- 1924), Cartel des Gauches (1924-1926), Poincarist "National Union" (1926-1928), radicals in opposition to the “National Union” (1928-1932), Second Cartel des Gauches (1932-1934), back to the third “National Union” (1934-1936), the Popular Front (1936-1938) and finally, a new return to the Daladiérist “National Union” (1938-1940).