Est-ce que les organisations appelées tiers-lieux cultures arrivent-elles à agir sur le développement de leurs territoires ?

par Débora De carvalho rodrigues

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Cyrille Ferraton.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale Economie Gestion de Montpellier , en partenariat avec ART-DEV - Acteurs, Ressources et Territoires dans le Développement (laboratoire) depuis le 20-11-2019 .


  • Résumé

    En partant de ma proposition initiale de recherche : « La création d'activité culturelle comme moyen d'insertion économique et sociale : Les initiatives de l'économie sociale et solidaire », je propose un projet de thèse qui cherche à analyser les modèles des structures qui se définissent comme des tiers-lieux cultures. L'hypothèse développée par R. OLDENBURG (1999), on assiste actuellement à une montée en puissance de l'aménagement d'espaces ouverts, hybrides entre le domicile et le travail, qui ont comme point commun la possibilité de générer des rencontres entre des acteurs hétérogènes et des ressources multiples. Il appelle ces structures de “third place”, traduit en français de tiers-lieux. Nous pouvons citer comme exemple des ces espaces, ceux qui sont appelés des coworking. Ils sont spécialisés dans la création de lieux de travail partagés et collaboratifs. Ainsi que les lieux intitulés fab-labs, qui cherchent à stimuler les processus d'innovation par l'intelligence collective, l'expérimentation et le prototypage. Ces structures proposent de mélanger les activités professionnelles et de loisir dans un même local, ainsi que d'optimiser l'espace de travail. Ils portent souvent un langage de collaboration entre les individus face aux enjeux socio-économiques actuels, tels que la transition numérique, écologique et démocratique. L'hypothèse soulevée par Raphaël Bresson dans son article “ Économie de la connaissance et transformation des bibliothèques ” est celle que nous assistons à l'émergence d'une nouvelle catégorie de tiers-lieux : les tiers-lieux culturels. Actuellement, nous observons une croissance des appels aux projets destinés à la création des tiers lieux, ainsi que la publication d'une grille de l'activité et d'un Conseil National des Tiers-Lieux par l'Etat. Néanmoins, pour LIEFOOGHE (1999), ce modèle représente une reformulation des anciennes politiques publiques, un peu plus attractive car intégrant une dimension citoyenne et participative, mais surtout parce qu'elle est portée par la société civile et les acteurs privés. Dans ce panorama, je propose de réaliser un travail de recherche qualitative, qui vise à comprendre les enjeux confrontés par ces nouvelles structures appelées “tiers lieux culturels”. En analysant trois locaux à partir des leurs conditions d'émergence du projet, le mode de gestion et ses relations avec le territoire.

  • Titre traduit

    The organizations called 'friches culturelles' manage to act on the development of their territories?


  • Résumé

    Starting from my initial research proposal: "The creation of cultural activity as a means of economic and social integration: Social and solidarity economy initiatives", I propose a thesis project which seeks to analyze the models of structures. which define themselves as cultural third places. The hypothesis developed by R. OLDENBURG (1999), we are currently witnessing a rise in the development of open spaces, hybrid between home and work, which have as a common point the possibility of generating meetings between heterogeneous actors and multiple resources. He calls these structures “third place”, translated into French from third places. We can cite as an example of these spaces, those which are called coworking. They specialize in creating shared and collaborative workplaces. As well as the places called fab-labs, which seek to stimulate innovation processes through collective intelligence, experimentation and prototyping. These structures offer to mix professional and leisure activities in the same room, as well as to optimize the workspace. They often carry a language of collaboration between individuals facing current socio-economic issues, such as digital, ecological and democratic transition. The hypothesis raised by Raphaël Bresson in his article “Knowledge economy and library transformation” is that we are witnessing the emergence of a new category of third-places: cultural third-places. Currently, we are seeing a growth in calls for projects aimed at the creation of third places, as well as the publication of an activity grid and a National Council of Third Places by the State. Nevertheless, for LIEFOOGHE (1999), this model represents a reformulation of old public policies, a little more attractive because it incorporates a citizen and participatory dimension, but above all because it is supported by civil society and private actors. In this panorama, I propose to carry out a qualitative research work, which aims to understand the issues confronted by these new structures called “cultural third places”. By analyzing three premises based on their conditions for the emergence of the project, the management method and its relationship with the territory.