La femme comme persona et comme figura : le corps féminin en question dans l'exégèse et l'ontologie augustiniennes

par Pauline Rates

Projet de thèse en Philosophie, épistémologie

Sous la direction de Laurent Lavaud.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) , en partenariat avec Institut d'Histoire des représentations et des idées dans les modernités (Lyon ; Clermont-Ferrand ; Saint-Étienne) (laboratoire) et de École normale supérieure de Lyon (établissement opérateur d'inscription) depuis le 01-09-2019 .


  • Résumé

    La posture de saint Augustin à l’égard des femmes, à l’instar de celle d’autres penseurs antiques, a été longuement discutée depuis la deuxième moitié du XXème siècle. En posant cette question, assez étrangère à la mentalité antique, le risque est de perdre de vue de quoi il est véritablement question lorsque l’évêque d’Hippone emploie les termes « mulier » ou « femina ». Notre hypothèse est que le sens de ces notions est chez lui le résultat du croisement de deux domaines : la métaphysique d’une part, à partir de laquelle il interroge la place du corps dans le composé humain et qui nous conduit à interroger la fonction que la différence corporelle des sexes peut jouer pour la distinction des personnes humaines de l’un et l’autre genre. D’autre part, cette fonction distinctive semble également opératoire sur le plan de la symbolique figurative, qu’Augustin adopte dans son exégèse des Écritures. La référence à des versets bibliques faisant jouer la distinction du masculin et du féminin, ou l’interprétation typologique de passages où il est question de personnages féminins, entrent en jeu dans la conception de la féminité. L’élucidation de ce qu’Augustin entend, sur le plan spéculatif, par les termes de mulier et de femina, nous mènera également à nous demander si, et dans quelle mesure, ces réflexions théoriques ont un impact sur la manière dont Augustin parle des femmes ou aux femmes de son entourage et si faire un traitement différencié de la figure féminine sur le plan intellectuel est un indice pertinent pour théoriser une vision dualiste de l’espèce humaine.


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