La sculpture romane dans les marges orientales de l'Aquitaine. Relations et évolutions des productions sculptées des « zones de confins » des diocèses de Bourges, Clermont et Limoges (XIe-XIII siècle)

par Sylvain Chardonnet

Projet de thèse en HISTOIRE DE L'ART spécialité Art médiéval

Sous la direction de Géraldine Mallet et de Pascale Chevalier.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 2015-....) , en partenariat avec CEMM - Centre d'Etudes Médiévales de Montpellier (laboratoire) depuis le 01-10-2019 .


  • Résumé

    La sculpture romane, champ d'étude académiquement délaissé lors des dernières décennies, apparaît dans les dernières publications encore intrinsèquement liée à des espaces géographiques restreints et tributaires de visions régionalistes. Les marges et leurs productions sculptées demeurent peu étudiées et sont bien moins renseignés que les sites situés à proximité des centres universitaires car aussi éloignés des pôles urbains. Les territoires de l'est de l'Aquitaine s'insèrent dans ce schéma. Des zones de frontières comme ceux de l'ouest de l'Auvergne, l'est du Limousin et le sud du Berry apparaissent comme des secteurs de confins qui se rattachent d'eux-mêmes à cette vaste aire géographique qu'est l'Aquitaine médiévale. La sculpture de ces régions apparaît comme source lapidaire qui permet d'éclairer plus généralement les différents contextes – humains ou géographiques - de ces espaces aux frontières très poreuses. Elle forme un mobilier archéologique qui s'extirpe de la vision formaliste qui a longtemps été celle de ce champ d'étude. La recherche en question se veut renouveler à la fois le champ d'étude de la sculpture romane tout en lui proposant une nouvelle définition. La marge - en plus de celle géographique - s'avère dans ce domaine recouvrir également des éléments lapidaires délaissés mais qui ont été réalisés avec le même outil que celui du décor monumental des édifices romans : le ciseau. L'usage majoritaire de ce dernier distingue la taille de la pierre de la sculpture. Proposant une terminologie large de la sculpture romane entre le XIe et le XIIIe siècle dans le contexte de l'est aquitain, cette étude va intégrer des éléments sculptés oubliés. Tous ont une fonction, la sculpture va ainsi être étudiée pour ce qu'elle est réellement, une production matérielle comme une autre. Une archive lapidaire qui éclaire l'Histoire.

  • Titre traduit

    Romanesque sculpture in the eastern margins of Aquitaine Relationships and evolutions of carved productions at the borders of dioceses of Bourges, Clermont and Limoges (XIth-XIIIth century)


  • Résumé

    Romanesque sculpture stay a field of study quite linked to regionalist views. By the way this subject is also neglected by academics because of these historiographic vision. The margins and their productions are often forgotten and less studied than sites situated nearly cities and universities. The territories of eastern Aquitaine are representatives of this situation. Borders spaces like the western Auvergne, the eastern Limousin or the southern Berry show themselves as parts of this great medieval Aquitaine. The sculpture of these regions appears as stone source about all the humans facts and geographics contexts, and show us porous borders. This study will recover a valuable definition of Romanesque sculpture. As archaeological material, a new terminology will contain forsaken lapidary elements to form a turnover of Romanesque sculpture notion. This study of the sculpture of eastern Aquitaine borders the XIth and XIIIth century will restore the original goal of the Romanesque sculpture : a functional and architectural work which offer a precious lighting on History.