Pecten maximus, archive multy-proxy haute résolution de la production primaire en Rade de Brest

par Valentin Siebert

Projet de thèse en Sciences de l'univers

Sous la direction de Julien Thebault, Brivaela Moriceau et de Bernd Schone.

Thèses en préparation à Brest , dans le cadre de Sciences de la Mer et du Littoral , en partenariat avec Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin (equipe de recherche) depuis le 05-09-2019 .


  • Résumé

    Les producteurs primaires sont des organismes d’une importance capitale pour les écosystèmes marins. Ils sont en effet à la base des réseaux trophiques dans les océans, produisent 45% de l’oxygène de notre planète et pompent une partie du carbone. Ils vont donc avoir une influence sur le fonctionnement des écosystèmes, sur le climat global ainsi que sur les cycles biogéochimiques. De part leur importance et leurs actions, ces producteurs primaires sont bien étudiés et tout particulièrement dans les zones côtières car 1/4 de la production primaire globale se fait au sein de ces écosystèmes. Cependant, ces derniers sont considérés comme étant les plus affectés par l’activité humaine (eutrophisation, pollution, etc.). Depuis quelques années, des modifications, qualitatives et quantitatives, sont observées dans les dynamiques de production primaire en zone côtière, entraînant la mise en place de suivis temporels permettant une meilleure compréhension de ces modifications et d’en déterminer les origines. Cependant, ces suivis ne permettent pas toujours d’apporter les informations recherchées car ils ne remontent pas assez loin dans le temps et ne permettent pas d’avoir une idée précise des dynamiques avant l’installation et l’impact de l’Homme sur les côtes. De plus, les données environnementales disponibles n’ont pas toujours une résolution temporelle suffisamment haute pour détecter des modifications éphémères et ponctuelles (comme des efflorescences phytoplanctoniques). Enfin, ces données ne prennent pas en compte la totalité des taxons de producteurs primaire et négligent parfois une partie de ces organismes, pourtant non négligeables en terme de productivité. Afin de compléter les données déjà existantes et d’en acquérir de nouvelles sur les dynamiques passées, la Coquille Saint-Jacques, Pecten maximus, est un outil de choix. En effet, au cours de sa croissance, ce mollusque bivalve (i) enregistre les variations environnementales qui se retrouvent intégrées dans sa coquille sous la forme de traceurs environnementaux (proxies) qui peuvent être structurels (e.g. sa croissance), ou géochimiques (e.g. sa composition chimique), (ii) marque des lignes de croissance journalières permettant de remettre dans un contexte temporel précis ces enregistrements. Pour cette espèce, des proxies permettant de suivre l’évolution de certains producteurs primaires sont déjà connus comme les variations de concentrations de certains éléments traces intégrés dans la structure carbonatée (Baryum, Molybdène, etc.). Le but de cette thèse sera alors de développer de nouveaux traceurs environnementaux tout en affinant ceux déjà existants afin d’entreprendre une approche multi-proxies. Cette approche permettra de caractériser au mieux et de manière globale les dynamiques passées et présentes de producteurs primaires afin de déterminer l’origine des modifications observées, et également de comprendre d’un point de vue mécaniste comment ces différents proxies se retrouvent incorporés dans la coquille, le tout dans un écosystème côtier très étudié : la rade de Brest.

  • Titre traduit

    Bivalve shell-based, high-resolution multi-proxy reconstruction of marine primary production – Pecten maximus, Bay of Brest


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