Dynamiques macroéconomiques de la firme financiarisée

par Fouad Ferdi

Thèse de doctorat en Sciences economiques

Sous la direction de Robert Guttmann.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de École doctorale Érasme (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis) , en partenariat avec Université Paris 13 (établissement opérateur d'inscription) depuis le 08-09-2014 .


  • Résumé

    La question principale de ce travail de recherche est de déterminer le type du régime de croissance économique des pays dits « avancés ». Pour ce faire, j’étudie le schéma d’accumulation du capital au travers du comportement d’investissement des entreprises non financières, afin d’en établir les conséquences en termes de stabilité économique. Je défends l'idée d'une instauration depuis les années 1980 d'un régime de croissance basé, entre autres, sur le capital intangible et financier, dont j'étudie les caractéristiques et les conséquences sur l'économie. A partir de cette hypothèse, je propose de réviser la théorie du profit d’Adrian Wood (1975) à l’aune de ces transformations institutionnelles récentes, afin d’éclairer les dynamiques méso économiques d’accumulation de capital au sein des grandes firmes multinationales. Cette nouvelle vision de la firme financiarisée et mondialisée, est ensuite confrontée à la théorie d’instabilité financière de Hyman Minsky afin d’apporter des éléments de réponse à la problématique de départ. La croissance induite par ces nouveaux comportements d’investissement et de financement peut-elle s’inscrire dans l’approche minskyenne d’une croissance intrinsèquement instable ? La démarche consiste à établir un lien entre, d’une part, les stratégies d’accumulation du capital global (fixe, financier et intangible) et le levier d’endettement des entreprises avec, d’autre part, les conséquences macroéconomiques de la dynamique d’endettement sur la croissance globale.


  • Résumé

    The main goal of this thesis was to determine the macroeconomic growth regime of advanced economies. Hence, I addressed the non-financial corporation’s capital accumulation schemes in order to establish their macrodynamics as regard to stability issues. It has been argued that the financialization phenomenon has deeply transformed the growth path by changing NFCs’ habits of investment. Following two major institutional mutations, big multinational firms adapted their investment funding process according to the transformation of the international financial system. They increasingly engaged into financial activities to guaranty a better access to capital next to a better short-run profitability for the sake of shareholders’ value maximization. Their financial holding entities, acting as cash hubs, invested in the excess securities resulting from banks’ new paradigm in dealing with debt, i.e. “generate and distribute”. From another stand, another institutional change affected the production process towards the paradigm of “downsize and distribute”. At the end of the day, to stand steady over these two mutating legs (namely production and its funding) NFCs had to keep control over both. From one side, they engaged into intangibles to lead the global value chain and control production, and from the other, into financial investment to optimize their funding capacity.