La emergencia de la percepción moderna. Una fenomenología histórica de la percepción como fenómeno sociobiológico

par Francisco josé RIVERO RUBIO

Projet de thèse en Histoire et civilisations

Sous la direction de Pierre Antoine Fabre.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 17-12-2012 .

  • Titre traduit

    L’émergence de la perception moderne. Une phénoménologie historique de la perception en tant que phénomène sociobiologique.


  • Résumé

    La question qui donne structure à cette thèse est la suivante: comment pouvons-nous rendre compte de la perception de manière historique? La façon de formuler cette question nous demande de considérer la perception comme un phénomène historique; ce qui n'est pas évident si on considère qu'en termes généraux la société considère la perception comme une opération physiologique. Les sciences biologiques, afin de rendre compte de la perception, s’interrogent sur les processus chimio-biologiques qui se déroulent dans le système nerveux afin d’expliquer pourquoi les êtres vivants, en particulier l’homme, perçoivent leur environnement de la manière dont ils le fassent. D'autres disciplines, telles que la psychologie, s’intéressent à la question de savoir comment le phénomène chimio-biologique de la perception devient un état de conscience dans la psyché humaine. Finalement, ce sont les sciences sociales qui abordent la question de la perception avec une perspective spatio-temporelle. Pour les sciences sociales, c'est le contexte culturel qui détermine la manière dont les hommes comprennent et signifient le monde; Ce qu’en termes de dites disciplines nous appelons éthos, mentalité ou épistème, pour ne citer que quelques-uns des nombreux concepts utilisés. La différence entre ces distincts groupes disciplinaires est telle que, bien que les trois s’intéressent au phénomène de la perception, chacun le fait de façon si différente que ce qui pourrait être le même objet d'étude, finit par en être trois différents: un objet d'étude biologique, un objet d'étude psychique et un objet d'étude socioculturelle. Bien que cette thèse appartienne au domaine des sciences sociales, son objectif est d'étudier la perception en la considérant non seulement comme un objet d'étude socioculturelle, mais aussi psychique et biologique. Sous cette considération, la question de laquelle part cette thèse doit être comprise de la façon suivante : comment pouvons-nous rendre compte de la perception de manière historique en tant que phénomène biologique, psychique et social? L'histoire que je propose est fondée sur l'étude de l'interaction dynamique que l'expérience psychique de la perception établit avec les domaines organiques et sociaux. Mon approche de la perception repose sur la théorie des systèmes sociaux. Fondée sur la théorie des systèmes, je comprends la perception comme l'opération effectuée par le système psychique et non pas par un sujet ou sa conscience. En conséquence, la perception est comprise ici comme une opération psychique encadrée par: 1) le présupposé d'un organisme qui, dans le sens le plus fondamental, établit les conditions de possibilité pour que la psyché perçoive et, dans un sens plus large, détermine les possibilités de la perception en fonction de l'évolution de sa structure -y compris les outils technologiques qui potentialisent la base de celles-ci-; en plus de 2) les paradigmes qui donnent un sens à l'acte de percevoir et à son contenu; ainsi que 3) les moyens de communication qui permettent la sociabilité des perceptions et qui, avec leur développement, ouvrent des nouvelles possibilités d’évolution pour la perception dans le contexte de l’émergence de nouveaux cadres épistémiques. Étant donné que tous ces facteurs sont liés et changent tous au fil du temps, ce n’est qu’en les étudiant ensemble qu’il devient possible de faire une histoire de la perception. Quant à la structure qui suit notre étude, nous commençons pour rendre compte de nos principes théoriques et méthodologiques. C'est pourquoi cette recherche commence par un premier chapitre où nous décrivons nos hypothèses théoriques basées sur la théorie de l'observateur. Á notre avis, une description précise du système psychique ne peut être gagnée qu'en le différenciant du système organique, ce qui dans une deuxième étape nous permettra de voir d’une façon plus claire la relation qui s’établit entre ces deux systèmes. Cette procédure est également faite pour étudier les relations entre le système psychique et le système social. C'est pour cela que cette recherche consacre un chapitre au système organique et un autre chapitre au système social. Juste après ces deux parties se trouve le chapitre dédié au système psychique, qui représente le cœur de cette enquête. Les chapitres mentionnés constituent en tout une description formelle des trois systèmes qui nous intéressent et de leur relation de coévolution. En effet, la première partie de cette thèse fait partie de ce qu’on appelle théorie générale des systèmes et, en la suivant nous allons introduire les concepts fondamentaux élaborés par Humberto Maturana, Francisco Varela e Niklas Luhmann, spécialistes d’autres systèmes, pour comprendre la perception comme phénomène historique. A partir de cela, la dernière partie de ce travail est consacrée á la transformation de la perception occidentale, ce que nous appelons l’émergence historique de la perception moderne.


  • Résumé

    The question that gives structure to this thesis is the following: how can we describe perception in a historical way? The way in which we formulate this question requires considering perception as an historical phenomenon, which is not obvious if we think that, in general terms, society considers perception as a physiological operation. The biological sciences, in order to account for perception, studies the chemo-biological processes that take place in the nervous system in order to explain why living beings, in particular humans, perceive their environment in the way they do. Other disciplines, such as psychology, are interested in the question of how the chemo-biological phenomenon of perception becomes a state of consciousness in the human psyche. Finally, the social sciences approach the question of perception with a spatial and temporal perspective. For social sciences, it is the cultural context that determines the way men understand and signify the world, what in the terms of these disciplines we call ethos, mentality or episteme, to name just a few of the many concepts used. The difference between these disciplinary groups is such that, although the three are interested in the phenomenon of perception, each one does it so differently that what could be the same object of study, ends up being three different: an object of biological study, an object of psychic study and an object of sociocultural study. Although this thesis belongs to the field of social sciences, its objective is to study perception by considering it not only as an object of sociocultural study, but also as a psychical and biological one. Under this consideration, the question from which this thesis proceeds must be understood as follows: how can we historically describe perception as a biological, psychic and social phenomenon? The history I propose is based on the study of the dynamic interaction that the psychic experience of perception establishes with the organic and social domains. My approach to perception is based on the theory of social systems from witch I understand perception as the operation performed by the psychic system and not by a subject or his consciousness. Consequently, perception is understood here as a psychic operation framed by: 1) the presupposition of an organism which, in the most basic sense, establishes the conditions of possibility for the psyche to perceive and, in a broader sense, determines the possibilities of perception according to the evolution of its structure - including the technological tools that potentiate the basis of these; in addition to 2) the paradigms that give meaning to the act of perceiving and its content; as well as 3) the means of communication which allow the sociability of perceptions and which, with their development, open up new possibilities of evolution for perception in the context of the emergence of new epistemic frameworks. Since all these factors are related and change all over time, it is only by studying them together that it becomes possible to make a history of perception. As for the structure that follows our study, we begin by showing our theoretical and methodological principles. This is why this research begins with a first chapter in which we describe our theoretical hypotheses based on observer theory. In our opinion, a precise description of the psychic system can only be gained by differentiating it from the organic system, which in a second step will enable us to see more clearly the relation that is established between these two systems. This procedure is also done in the relations between the psychic system and the social system. That is why this research devotes a chapter to the organic system and another chapter to the social system. Just after these, is the chapter dedicated to the psychic system, which represents the core of this investigation. The chapters mentioned constitute in all a formal description of the three systems and their coevolutionary relationship that interest us. Indeed, the first part of this thesis is part of the so-called general theory of systems and, following it, we introduce the fundamental concepts developed by Humberto Maturana, Francisco Varela and Niklas Luhmann, specialists of other systems, to understand perception as a historical phenomenon. The last part of this work is devoted to the transformation of Western perception, what we call the historical emergence of modern perception.


  • Résumé

    La pregunta que estructura la forma y contenido de esta tesis es la siguiente: ¿Cómo podemos dar cuenta de la percepción de manera histórica? La manera de formular esta cuestión pide que consideremos a la percepción como un fenómeno histórico; lo cual no es algo evidente si consideramos que en términos generales la sociedad considera a la percepción como una operación fisiológica. Las ciencias biológicas, para dar cuenta de la percepción, se preguntan por los procesos químico-biológicos que suceden en el sistema nervioso para de esta forma explicar por qué los seres vivos, en particular el hombre, percibimos nuestro entorno de la manera en que lo hacemos Otras disciplinas, como la psicología, se hacen la cuestión de cómo el fenómeno químico-biológico de la percepción se convierte en un estado de conciencia en la psique humana. Finalmente son las ciencias sociales las que se han preguntado por la percepción desde una perspectiva espacio-temporal. Para las ciencias sociales es el contexto cultural el que determina la forma en que los hombres comprenden y significan el mundo; lo que en términos de estas disciplinas se denomina como ethos, mentalidad o epistéme, por sólo mencionar algunos de los tantos conceptos utilizados La diferencia entre estos grupos disciplinares es tal que, si bien los tres se interesan por la percepción, cada uno lo hace de forma tan distinta que el que podría ser un mismo objeto de estudio, termina siendo tres distintos: un objeto de estudio biológico, un objeto de estudio psíquico y un objeto de estudio sociocultural. Si bien esta tesis pertenece al campo de las ciencias sociales, su objetivo es estudiar la percepción considerándola no sólo como un objeto de estudio sociocultural, sino también psíquico y biológico. Bajo la consideración anterior, la pregunta que estructura y da contenido a esta tesis debe ser entendida de esta manera: ¿Cómo podemos dar cuenta de la percepción —en tanto fenómeno biológico, psíquico y social— de manera histórica? La historia que estoy proponiendo se funda en el estudio de la interacción dinámica que la experiencia psíquica de la percepción establece con los ámbitos orgánico y social. Mi aproximación a la percepción tiene por base la teoría de los sistemas sociales. Con base en la teoría de sistemas, por percepción entiendo la operación llevada a cabo por el sistema psíquico y no por un sujeto o su conciencia. En consecuencia, la percepción es una operación psíquica que está enmarcada por: 1) el presupuesto de un organismo que en su sentido más básico establece las condiciones de posibilidad para que la psique perciba, y en un sentido más amplio, determina las posibilidades de la percepción de acuerdo al desarrollo evolutivo de su estructura orgánica, incluyendo los adelantos tecnológicos que potencializan la base de estos, además de, 2) los paradigmas que dotan de sentido al acto de percibir y a sus contenidos, así como, 3) los medios de comunicación que permiten la sociabilidad de las percepciones y que con su desarrollo dan la pauta para una evolución de la percepción acompañada de la emergencia de nuevos marcos epistémicos. En tanto todos estos factores están relacionados, y todos ellos cambian con el tiempo, sólo al estudiarlos en conjunto es que se vuelve posible hacer una historia de la percepción. Antes de poder describir el fenómeno perceptivo como una operación del sistema psíquico, debemos dar cuenta de nuestros principios teóricos y metodológicos. Es por ello que esta investigación comienza con un primer capítulo donde describimos nuestros presupuestos teóricos fundados en la teoría del observador. Desde nuestra perspectiva, una acertada descripción del sistema psíquico sólo se logra con su diferenciación del sistema orgánico, para luego entonces ver cuál es la relación que se establece entre estos dos sistemas diferenciados. El procedimiento anterior también lo deberemos hacer entre el sistema psíquico y el sistema social. Es por ello que está investigación dedica un apartado al sistema orgánico y otro al sistema social; tras los cueles se encuentra el apartado dedicado al sistema psíquico, y el cual contiene el nodo de la propuesta central de esta investigación. Basados en la descripción formal de los tres sistemas anteriores y su relación de co-evolución, el último apartado está dedicado al cambio histórico que operó en la percepción de la sociedad occidental y que referimos como la emergencia histórica de la percepción moderna.