Caractérisation des changements cellulaires et moléculaires précoces après immunisation via différentes voies avec différents adjuvants et de leurs rôles sur la mise en place d'une réponse humorale.

par Matthieu Van Tilbeurgh

Projet de thèse en Immunologie

Sous la direction de Roger Le grand et de Pauline Maisonnasse.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué , en partenariat avec Centre de recherche en immunologie des infections virales et des maladies auto-immunes (laboratoire) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-02-2019 .


  • Résumé

    La réponse locale et précoce lors de la vaccination est encore mal connue. Les processus inflammatoires, les mécanismes de prise en charge des antigènes et l'initiation de la réponse adaptative au site d'injection et dans les tissus lymphoïdes drainants sont pourtant déterminants dans l'installation de la réponse adaptative, son orientation et sa durabilité. Par ailleurs, l'intensité de cette réponse locale peut représenter un frein à l'acceptation de se faire vacciner par un individu en bonne santé. Ce projet de thèse vise à mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires précoces qui suivent l'injection des vaccins par différentes voies (sous-cutanée, intramusculaire ou intradermique) et avec différents adjuvants, ainsi que la prise en charge et le devenir de l'antigène dans ces contextes. Cela sera mis en corrélation avec la réponse mémoire mise en place à plus long terme. Différentes études d'immunisation contre des pathogènes chroniques comme le VIH ou aigus comme le virus de la fièvre jaune, déjà en cours ou en préparation dans l'unité, permettront de travailler sur des modèles pertinents et en plein développement. La valeur prédictive des études chez les primates non humains (PNH) justifie notre choix de ces espèces pour modéliser la réponse à la vaccination chez l'Homme, et ce avec des vaccins déjà commercialisés ayant démontré leur efficacité (comme le Stamaril contre la fièvre jaune), ou avec des vaccins en développement contre le VIH. Les résultats de ce projet devraient permettre de mieux définir les cibles moléculaires et cellulaires nécessaires à l'installation de la réponse immune afin de développer de nouveaux ligands, comme des adjuvants, et de limiter dans les immunogènes du futur l'utilisation de composants non nécessaires à l'établissement de la réponse vaccinale.

  • Titre traduit

    Characterization of the early cellular and molecular modifications after immunizations via different routes and with different adjuvants, and their roles in the development of a humoral response.


  • Résumé

    The early, local response during vaccination is still poorly understood. Inflammatory processes, antigen-mediated mechanisms, and the initiation of the adaptive response at the injection site and in the draining lymphoid tissues, however, are critical in setting up the adaptive response, orientation, and durability. In addition, the intensity of this local response may be a barrier to vaccination acceptation by a healthy individual. This thesis project aims at better understanding the early molecular and cellular mechanisms that follow the injection of vaccines by different routes (subcutaneous, intramuscular or intradermal) and with different adjuvants, as well as the management and fate of the antigen in these contexts. This will be correlated with the memory response developped in the longer term. Different immunization studies against chronic pathogens such as HIV or acute, such as the yellow fever virus, already ongoing or in preparation in the unit, will allow working on relevant and developing models. The predictive value of studies in non-human primates (NHP) justifies our choice of these species to model the response to vaccination in humans, whether we work with already marketed vaccines that have proven effective (such as Stamaril against yellow fever), or with vaccines under development against HIV. The results of this project are expected to better define the molecular and cellular targets required for the adaptive response initiation, in order to develop new ligands, such as adjuvants, and limit the use of unnecessary components in future immunogens.