Comment accompagner le passage entre les dispositifs institutionnels pour les élèves allophones et leur insertion en "classes ordinaires" ?

par Christine Perego

Projet de thèse en Didactique des langues et des cultures

Sous la direction de Maria Causa.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Cognition, langues, langage, ergonomie (Toulouse) (equipe de recherche) depuis le 23-10-2018 .


  • Résumé

    Les Elèves Allophones Nouvellement Arrivés (EANA) selon l’appellation actuellement en vigueur, que nous préférons appeler les élèves allophones, sans recours à l’acronyme, sont des élèves dont la-les langue-s premières sont différentes du français et qui n’ont pas suivi de scolarité sur le territoire. Pendant une année scolaire, ils sont pris en charge dans des dispositifs dédiés (les Unités Pédagogiques pour Elève Allophone Arrivant ou UPE2A). Ils y suivent un enseignement intensif du français tout en étant inclus dans une classe dite « ordinaire » correspondante à leur classe d’âge pour en suivre la majorité des apprentissages. Les enseignants des dispositifs UPE2A ont recours à des pédagogies hybrides, mêlant méthodes didactiques du français langue étrangère, du français langue seconde, du français langue maternelle et approches interculturelles. On estime qu’il faut environ sept ans aux élèves allophones pour « rattraper » les compétences linguistiques, culturelles et éducatives des élèves natifs. Les apprentissages en classe « ordinaire » sont donc cruciaux. Ma précédente recherche dans le cadre du Master 2 en 2017 a mis en évidence que c’est le passage en classe « ordinaire » qui semble poser problème. Nombre d’élèves se retrouvent en grandes difficultés scolaires. Même si certains enseignants tentent de mettre en place des didactiques et pédagogies différenciées et innovantes, la quasi totalité se dit « démunie » ou « non formée ». Actuellement, peut-on réellement parler d’inclusion scolaire ? Quels sont les blocages ? Quels sont les facteurs favorisants ? Comment penser l’accompagnement des équipes enseignantes dans cette démarche ? Notre recherche propose de faire un état des lieux des savoirs-être et savoir-faire enseignants en matière d’inclusion des élèves allophones en classe ordinaire.

  • Titre traduit

    Support of the allophone pupils and management of the transition between the institutional curricula and their insertion in "ordinary classes"


  • Résumé

    New coming speakers of a foreign language (in French EANA) as we currently name them, whom we prefer to call allophone pupils, without referring to the acronym, are pupils whose first language-s are different from French and who did not follow schooling on the territory either. During a school year, they are taken care in dedicated devices (Educational Units for newcomers called UPE2A). They follow an intensive teaching of French while being included in an "ordinary" class corresponding to their age and where they follow the majority of the courses. The teachers in UPE2A devices use mixed pedagogies, involving didactic methods of French as a Foreign Language, French as a second language, and French as a mother tongue and Multicultural Approaches as well. We consider that the allophone pupils need approximately seven years to catch up linguistic, cultural and educational skills of the native pupils. The learning in "ordinary" class is thus crucial. My previous research within the framework of my Master's Degree in 2017 highlighted that it is the passage in "ordinary" class which seems to raise problem. Almost all pupils encounter great difficulties at school. Even if the majority of teachers try to set up didactics and differentiated and innovative pedagogies, almost all of them say they are not trained. At present, are we really experiencing a satisfactory school inclusion? What are the drawbacks? Which factors are constructive? How to think of the support of the teaching teams in this approach? Our research suggests making an inventory of the social skills and teaching know-how regarding the inclusion of the allophone pupils in ordinary classes.