La guillotine sèche : déportation, transportation, relégation. Éloigner les « incorrigibles » au XIXe siècle.

par Xavier Schmitt

Projet de thèse en Histoire du droit

Sous la direction de François Saint-Bonnet.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (Paris) depuis le 10-12-2018 .


  • Résumé

    L'éloignement pénal ne naît pas de la Révolution. Il existe sous la forme immémoriale de l'exil punitif. Prévue par le législateur de 1791 pour réprimer les délinquants d'habitude et les criminels récidivistes, la peine de déportation s'intègre à la modernité pénale. Elle ne s'applique cependant que marginalement, pour frapper l'ennemi politique, revêtant ainsi la forme d'une peine fictive, d'une peine de réserve. Une fois réunies les conditions matérielles d'exécution de la peine, la répression de l'ennemi politique et social rencontre le projet d'une colonisation pénale. Les « incorrigibles », jugés indignes de demeurer sur le territoire national, sont alors déportés, transportés, relégués.


  • Pas de résumé disponible.