L'oeuvre constitutionnelle de Santi Romano

par Jérôme DE STEFANO

Projet de thèse en Droit public

Sous la direction de Olivier Beaud.


  • Résumé

    Convoqué par la référence permanente à l’Ordre juridique, la production de droit public de Santi Romano, pourtant considérable, demeure méconnue en France. Comme Hans Kelsen ou Carl Schmitt, sa pensée va bien au-delà de sa seule théorie du droit. A l’inverse de son antagoniste, Norberto Bobbio, ou de son homologue français, Maurice Hauriou, la connaissance que la doctrine publiciste détient de Santi Romano reste donc partielle. Or, ce dernier propose une lecture originale, au regard du paysage dominant marqué par le paradigme positiviste, dans la mesure où il propose une conception complexe, institutionnaliste et sociologique du droit, au sein de laquelle il traite le droit constitutionnel en tant que droit politique. Professeur de droit renommé, en dialogue constant avec ses contemporains allemands, français et italiens, une analyse de son oeuvre constitutionnelle exigeante implique d’en restituer le contexte historique et idéologique délicat. En tant que penseur étatiste, fasciste et pluraliste, celui-ci semble en première analyse bouleverser les schémas traditionnels du constitutionnalisme libéral et receler de paradoxes internes. La thèse s’attachera alors à replacer l’oeuvre constitutionnelle de Santi Romano en contexte par un travail de synthèse, systématisation et critique de sa pensée afin de proposer en dernier lieu une analyse neuve des concepts de droit constitutionnel et de la superposition contemporaine des ordres juridiques.


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