La formation des ministres des cultes reconnus et l'Etat, du Premier Empire au début de la III ème République.

par Thierry Peyrard

Projet de thèse en Histoire et civilisations

Sous la direction de Rita Hermon-Belot.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 13-11-2018 .


  • Résumé

    Au lendemain de la Révolution, l’État décide de rétablir et reconnaître un certain nombre de cultes. Il définit les conditions minimales de recrutement des prêtres, pasteur et rabbins. Le système de formation des clercs est soit, pour les Église catholique et luthériennes, à reconstruire, soit à créer au niveau national pour les réformés et les israélites. L’État ne peut se désintéresser du sujet ; il soutient les cultes à condition, et parce que, leurs messages respectent le nouvel ordre public. Au début du siècle, les cultes décalquent les formes d'enseignement des ministres des cultes existant en France sous l'ancien régime ou à l'étranger, les systématisant (grands séminaires catholiques) ou les adaptant marginalement au nouveau cours de la société (création des facultés de théologie publique). La pression de l’État et l'évolution de la société (sécularisation progressive, suffrage universel, développement économique et social, amélioration de l'alphabétisation et du niveau d'éducation) les obligent à évoluer, ce qui s'accompagne dans chaque cultes d'âpres conflits internes qui ont des conséquences non négligeables sur la formation des futurs ministres. Pouvoir politique, administration, épiscopat et consistoires, séminaires, facultés… chacun a ses valeurs et ses intérêts, ils sont eux-mêmes divisés et les stratégies sont parfois changeantes. La thèse a pour intention de décrire sur une assez longue période (sept décennies) le rôle de l’État et les interactions avec les cultes dans l'évolution de ces systèmes de formation. L'idée est de tenter de dépasser les aspects juridiques et institutionnels pour tenter de saisir les interactions au niveau local, dans les relations courantes qu'entretiennent les principales institutions (facultés de théologie, école rabbinique et quelques grands séminaires catholiques notamment provinciaux) avec les autres acteurs du système de formation. Cette analyse pourrait illustrer la plasticité et la capacité de résistance de ces systèmes bureaucratiques (administrations civiles et cultes) face aux tourmentes venues de l'intérieur et de l'extérieur dudit système


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