Logement social, changement global: les injonctions du pouvoir d'agir et de l'autonomie dans le relogement

par Djigui Diakite

Projet de thèse en Sciences Sociales

Sous la direction de Yorghos Remvikos.

Thèses en préparation à université Paris-Saclay , dans le cadre de Sciences Sociales et Humanités , en partenariat avec Cultures, Environnements, Arctique, Représentations, Climat (laboratoire) et de Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (référent) depuis le 03-12-2018 .


  • Résumé

    Le relogement de certaines catégories de la population (jeunes des FJT, SDF, migrants...) constitue un enjeu dans la politique sociale. La question a traversé l'histoire de la société française et s'est reposée aujourd'hui sur des concepts novateurs. Le pouvoir d'agir et l'autonomie des personnes en cours de relogement symbolisent ce renouveau conceptuel. Puisque ces acteurs n'ont pas les mêmes enjeux, ce renouveau conceptuel se manifeste par des injonctions à l'égard du public en relogement. Mais derrière ces concepts, il se cache en réalité des questions concrètes liées aux changements globaux: dégradation de logements anciens, mal-être social dans les quartiers, dont l'image a été dégradée, absence des services sociaux de base dans ces territoires ainsi que d'attachement territorial des locataires, précarisation , augmentation du prix des loyers, manque de prise en compte des parcours personnels, entre autres. Ces facteurs questionnent la justice sociale et la rénovation et l'accès au bâti pour les personnes en précarité. A travers des récits autobiographiques sur les publics en relogement, nous essayerons de montrer comment les enjeux de ces publics ré-interrogent les concepts du pouvoir d'agir et l'autonomie dans ce cadre du changement global, celui qui se caractérise par l'absence de réponse des responsables du relogement. Cette thèse sera le fruit d'une immersion dans le monde social, entre les associations, les bailleurs, les financeurs et les publics en relogement. Plutôt que de responsabiliser les personnes (approche comportementale), nous réinterrogeons la politique du relogement social français: pourquoi porte-t-elle des effets d'interprétation qui dénaturent les actions du relogement ? Nous partons de l'hypothèse que s'il y a une volonté de "fabriquer" le pouvoir d'agir, de "travailler" sur l'autonomie des personnes, il y aurait un manque de savoir faire.

  • Titre traduit

    Social housing, global change: the injunctions of empowerment and autonomy in rehousing


  • Résumé

    The rehousing of certain categories of the population (young people in the FJTs, homeless people, migrants, etc.) is an issue in social policy. The issue has been discussed throughout the history of French society and is now based on innovative concepts. The power to act and the autonomy of people in need of re-housing symbolize this conceptual renewal. Since these actors do not have the same stakes, this conceptual renewal is manifested by injunctions towards the rehoused public. But behind these concepts, there are in reality concrete questions linked to global changes: degradation of old housing, social malaise in the districts, whose image has been degraded, absence of basic social services in these territories as well as territorial attachment of the tenants, precariousness, increase in the price of rents, lack of consideration for personal paths, among others. These factors question social justice and the renovation and access to buildings for people in precarious situations. Through autobiographical narratives about the rehoused public, we will try to show how the issues of these publics re-interrogate the concepts of power of action and autonomy in this framework of global change, which is characterized by the lack of response from rehousing officials. This thesis will be the fruit of an immersion in the social world, between associations, landlords, funders and the rehoused public. Rather than making people responsible (behavioral approach), we re-interrogate the French social rehousing policy: why does it carry interpretation effects that distort the rehousing actions? We start from the hypothesis that if there is a will to "manufacture" the power to act, to "work" on the autonomy of people, there would be a lack of know-how. Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)