La redécouverte de la langue étrusque à la Renaissance : archéologie, épigraphie, collectionnisme (1450-1600).

par Julie Labregere

Projet de thèse en Histoire de l'Art

Sous la direction de Nathalie Lubtchansky.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Humanités et Langues depuis le 26-11-2013 .


  • Résumé

    Ce projet cherche à souligner l’importance jouée par les inscriptions et les recherches sur la langue et l’écriture dans le cadre plus large de la redécouverte des Etrusques à la Renaissance en Italie. Comme de nombreuses études l’ont montré, cette redécouverte s’inscrit dans un mouvement culturel intimement lié à l’élaboration de l’ idéologie du pouvoir médicéen à Florence, parfois qualifié d’ « étruscomanie ». Ce mouvement s’appuie sur des découvertes archéologiques dans différentes localités d’Italie centrale, dont l’étude permet de montrer la valeur de l’objet inscrit aux yeux des hommes de la Renaissance. L’inscription semble en effet être le tout premier marqueur de l’antiquité et de l’ « étrusquicité » des découvertes, avant la naissance de l’idée de style étrusque (qui n’apparaît pour la première fois que dans la seconde moitié du XVIe siècle) ou de l’étude historique de ce peuple. Un des objectifs de mon travail est d’établir, à partir d’une recherche parmi les fonds manuscrits des bibliothèques et des archives, les dessins et les ouvrages imprimés du XVe siècle, un corpus des inscriptions étrusques connues à la Renaissance. Ce corpus permet de retracer l’histoire des objets inscrits en précisant les circonstances de leur découverte afin de dresser un cadre précis et complet de la circulation des objets, des inscriptions et des alphabets, et de mieux comprendre les échanges et influences entre intellectuels quant à l’interprétation de la langue étrusque et de ses origines. Un dernier aspect du projet vise à interroger la place des objets étrusques inscrits au sein des collections d’antiques à la Renaissance, afin de déterminer s’ils bénéficiaient d’une considération ou d’un statut particuliers au moment de leur acquisition puis de leur exposition au sein de l’espace public ou privé.


  • Pas de résumé disponible.