Habiter le dépeuplement. Les arée interne italiennes face à une dynamique complexe.

par Valeria Volpe

Projet de thèse en Aménagement et Urbanisme

Sous la direction de Alessia de Biase.

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec l'Università IUAV di Venezia , dans le cadre de École doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) , en partenariat avec Laboratoire Architecture, ville, urbanisme, environnement (Nanterre) (laboratoire) depuis le 21-11-2018 .


  • Résumé

    Le dépeuplement des zones rurales et, plus largement, de certains villages de l’arrière-pays considérés comme périphériques et lointains des grandes villes et des centres de production, est un phénomène désormais bien établi qui a changé, progressivement, la façon d’habiter les territoires qui en sont investis. Ce phénomène assume la forme d’une tendance non linéaire, avec une propre évolution spécifique, qui se lie aux différents aspects économiques, sociales, géographiques et environnementaux du contexte qu’on considère. Le projet de thèse « Habiter le dépeuplement » vise à enquêter le phénomène du dépeuplement dans les Aree Interne de l’Italie méridionale, territoires emblématiques puisque caractérisés par une baisse du taux de population intense et persistent devenue, chronique dans le temps à partir de la deuxième moitié du XXème siècle. Cette partie de l’Italie, qui fait aujourd’hui l’objet de plusieurs politiques de développement nationales, est souvent décrite par les indicateurs de distance et les données produites par les études démographiques. Que se passe-t-il si l’on déplace le regard sur les pratiques des lieux que les habitants mettent en place dans leur quotidien ? Nous allons nous demander si, et comment, la façon d’interagir avec les lieux et donc de les habiter change en fonction de la progressive diminution de population, de services et d’activités. Cette thèse propose donc une contribution au débat sur les Aree Intene italiennes visant à faire ressortir des catégories capables d’appliquer un changement de point de vue par rapport à la simple interprétation quantitative du phénomène, à travers une approche à la fois ethnographique et urbanistique.


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