La rotoscopie, des origines à nos jours : modalités discursives d'une technique entre animation et prses de vues réelles

par Elisa Carfantan

Projet de thèse en Arts

Sous la direction de Hervé Joubert-laurencin et de Jean-Baptiste Massuet.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Arts : Pratiques et poétiques (equipe de recherche) depuis le 13-09-2018 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse s’intéresse à une technique originellement liée au dessin animé, mais qui a peu à peu intégré la production d’effets spéciaux, avant de donner naissance à des films étonnants, à mi-chemin entre l’animation et la prise de vues réelles. La rotoscopie a été développée à partir de l’appareil breveté par Max Fleischer aux États-Unis en 1917 (le Rotoscope) et consiste à décalquer image par image les contours d’une figure filmée en prises de vues réelles, afin d’en donner la forme et le mouvement à des figures animées. L’enjeu est de réfléchir à cette technique par le biais des discours qui ont entouré son principe et ses usages, dans le but de comprendre la manière dont ils ont évolué tout au long du siècle, depuis la façon dont elle pouvait être pensée au temps des studios Fleischer, jusqu’aux dérivés numériques actuels comme le logiciel Rotoshop développé par Bob Sabiston. Le principe structurant de cette recherche s’appuie sur les points de convergence et de divergence de ces diverses approches de la rotoscopie, pour comprendre quel est le rôle de ces discours sur l’émergence d’un contexte de pensée singulier : celui, non seulement du « cinéma numérique », mais aussi d’un croisement avec le principe d’animation revenant davantage sur le devant de la scène dans la recherche actuelle. L’hypothèse que nous posons serait la suivante : la rotoscopie opère comme un moteur discursif, c’est-à-dire, non seulement comme étant l’objet de discours dépendant de la diversité des regards portés sur lui, mais également parce que les modalités particulières qui structurent son dispositif se prêtent elles-mêmes à cette discursivité."


  • Résumé

    "This thesis deals with a technique originally linked to animated drawings that has slowly integrated special effects. This integration gave birth to noteworthy films that reside between animation and live-action. Rotoscoping was developed from the device patented by Max Fleischer in the USA in 1917 (the “Rotoscope”). It involves the tracing of a live-action silhouette frame by frame, thus giving particular forms and movements to animated footage. The main concern of this study is to ponder this technique through the discourses that have been surrounding its principle and its uses; in other words, the aim is to understand the way these discourses have evolved throughout the century – from the way it could be perceived at the Fleischer Studios, to the current digital derivatives such as the Rotoshop, a software developed by Bob Sabiston. This study relies on the convergence and divergence points of these different approaches, in order to understand the role of these discourses on the advent of a unique context. This unique context includes “digital cinema” and animation and its hybridity – a well approached matter in current studies. Our hypothesis is that rotoscoping acts as a discursive impetus, being not only the matter of discourses that depend on an expansive diversity, but also what fundamentally leads to that discursivity."