Fontaines et nymphées à Rome et dans le Latium durant la Renaissance et la première époque baroque (1450-1630). Traditions typologiques, langages décoratifs, motifs iconographique.

par Claudio Castelletti

Projet de thèse en Histoire, textes, documents

Sous la direction de Sabine Frommel et de Stefania Macioce.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres en cotutelle avec l'Università di Roma - « La Sapienza » , dans le cadre de École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) , en partenariat avec Histoire de l'art, des représentations et de l'administration dans l'Europe moderne et contemporaine (Paris) (laboratoire) et de École pratique des hautes études (Paris) (établissement de préparation de la thèse) depuis le 15-01-2019 .


  • Résumé

    Les fontaines et les nymphées de Rome et du Latium à la Renaissance et au début de l'époque baroque, constituent un ensemble complexe et multiforme qui ne suit pas une évolution linéaire et cohérente : les architectures hydrauliques de la Tuscie développent une tradition qui dérive d'un long héritage médiéval (surtout à Viterbe), alors que celles de Rome ne renaissent, après une longue décadence depuis la fin de l'Antiquité, que dans les années 1570, quand d'autres régions italiennes (en premier lieu la Toscane, mais aussi l'Émilie, la Sicile…) ont déjà donné naissance à une nouvelle culture architecturale et ingénierale des eaux. Bien que Rome soit le berceau de l'antique culture occidentale des fontaines et des nymphées, cet héritage classique, qui est presque entièrement tombée en ruine durant le Moyen Âge, apparaît souvent comme une énigme aux yeux des architectes, artistes et érudits de la Renaissance et de l'époque baroque. Les incertitudes quant aux formes et aux typologies architecturales des paradigmes antiques, souvent amplifiées par les ambiguïtés des sources littéraires, contraignirent des architectes comme Giacomo Della Porta à s'inspirer, dans leurs commandes publiques et privées, des modèles médiévaux ou à ceux plus contemporains des autres cités italiennes, principalement Florence. En revanche, d'autres personnalités comme Vignole et Ghinucci ne se limitèrent pas à varier les traditions antérieures, mais en inventèrent de nouvelles. En effet, les fontaines et nymphées de la Renaissance et du Baroque diffèrent souvent dans leur structure des prototypes classiques, qui demeurent cependant des points de référence dans les programmes iconographiques, grâce à l'adoption de motifs ornementaux et/ou figuratifs issus du répertoire antique et choisis presque toujours dans un but symbolique. À Rome et dans le Latium, les premiers signes d'un intérêt renouvelé pour les fontaines et les nymphées à l'époque moderne remontent au Quattrocento, mais l'évolution plus significative des solutions typologiques, des langages décoratifs et de l'imagerie sculptée ne peut être mise en évidence notamment qu'à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle.

  • Titre traduit

    Fountains and Nymphaea of Rome and Lazio in Renaissance and early Baroque age (1450-1630). Typological traditions, decorative languages, iconographic motifs.


  • Résumé

    The fountains and nymphaea of Rome and Lazio in Renaissance and early Baroque age form a complex and multiform ensemble that does not follow a linear and coherent evolution: the architecture of the waters in Tuscia develop a tradition that derives from its lasting medieval heritage (especially in Viterbo), while those of the Urbe are reborn after a long post-ancient decline only in the Seventies of the Sixteenth century, when other Italian regions (primarily Tuscany, but also Emilia, Sicily and others) have already created since years a modern architectural and engineering culture of water. Although Rome is the epicenter of the ancient western civilization of fountains and nymphaea, its classical legacy, mostly fallen into ruin in the Middle Ages, often looks like an enigma to Renaissance and Baroque architects, artists and scholars. The uncertainties on the architectural forms and types of ancient paradigms, often amplified by the ambiguity of literary sources, force architects, like Giacomo Della Porta, to draw inspiration for public and private commissions from medieval or Renaissance models of other Italian cities, especially Florence. But other personalities, such as Vignola and Ghinucci, not only change previous traditions, but conceive new ones. In fact, the fountains and nymphaea of the Renaissance and the Baroque often differ from the prototypes of Classicity, which recurs as a living and constant presence in iconographic programs, thanks to the adoption of ornamental elements and/or figurative motifs taken from the ancient repertoire, almost always chosen also to express symbolic meanings. The earliest signs of interest in modern Rome and Lazio for fountains and nymphaea date back to the Fifteenth century, but the most significant evolution of typological solutions, decorative languages and sculptural imagerie occurs especially in the late Sixteenth century and in the first Seventeenth century.