L'énoncé averbal en allemand et en kabyle (berbère).

par Saïd Bouzidi

Thèse de doctorat en Etudes germaniques

Sous la direction de Irmtraud Behr et de Amina Mettouchi.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Études anglophones, germanophones, et européennes (2009-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches sur l'espace germanophone (equipe de recherche) depuis le 28-11-2006 .


  • Résumé

    Cette étude compare le fonctionnement de l’énoncé averbal (EAV) en kabyle et en allemand, en prenant comme cadre théorique la triade sémantico-logique établie par Zemb (1978), i. e. le thème (ce dont on parle), le rhème (ce qu’on en dit) et le phème (lieu d’articulation de la modalisation et de la négation) appliquée par Behr et Quintin (1996) et Behr (2013) à la catégorisation des EAV de l’allemand. Nous postulons que chaque langue dispose de moyens morphosyntaxiques, contextuelles et situationnelles contribuant à la réalisation d’EAV et que ces moyens sont plus étendus en kabyle. Nous supposons qu’il existe des structures sémantico-logiques uniques qui pourraient s’exprimer à travers des structures morphosyntaxiques variées. Nous supposons enfin que les EAV réalisent toutes les modalités, disposent de moyens morphologiques et/ ou contextuels permettant de les localiser dans le cadre temporel. Parmi les résultats, nous avons constaté que les EAV sont plus fréquents en kabyle grâce aux structures prédicatives grammaticalisées, sauf l’EAV représentant une continuité syntaxique avec le segment de gauche dont la fréquence en allemand est due au scrambling. Au niveau syntaxique, la pré-/postposition du thème par rapport au rhème obéit à des contraintes liées à la langue, i. e. l’état du nom en kabyle et la définitude du GN en allemand ; des contraintes propres à l’EAV se manifestent dans la prédilection pour l’ordre rhème-thème en allemand. Les EAV expriment toutes les modalités, ils sont situés dans le temps par les circonstants, certains démonstratifs ou le contexte, et les nominalisations en tant que rhème existentiel expriment l’aspectualité télique et atélique.

  • Titre traduit

    Non-verbal utterance in German and Kabyle (Berber)


  • Résumé

    The study compares the functioning of non-verbal utterances in German and Kabyle (Berber) using the Zemb’s (1978) semantico-logical triad as a theoretical framework, i.e. the theme (what is being talked about), the rheme (what is said about the theme) and the phème (place of articulation of modalisation and negation), applied by Behr and Quintin (1996) and Behr (2013) to categorisation of German non-verbal utterances. We posit that each language has morphosyntactic, contextual and situational means allowing the construction of non-verbal utterances and that these means are more extensive in Kabyle. We also hypothesise that there are unique semantico-logical structures which could be expressed through varied morphosyntactical structures. Finally, we presume that non-verbal utterances express all the modalities; they have morphological and/ or contextual possibilities which locate them within the temporal framework. We have observed, among other results, that the frequency of non-verbal utterances is higher in Kabyle due to grammaticalized predicative structures, except for those depending syntactically on a main sentence, which could be explained by the scrambling-process. At the syntactic level, the pre-/postposition of the rheme in relation to the theme is subject to language specific constraints, i.e. changes in the noun state in Kabyle, the determination and definiteness in German; constraints concerning non-verbal utterances appear in the preference of the rheme-theme order in German. Non-verbal utterances express all modalities; they are located in time by circumstances, by some demonstratives or by the context, and nominalisations as existential rheme express telic and atelic aspectuality.