Physiopathologie du Syndrome Néphrotique Idiopathique et approche thérapeutique par nanointerférence ciblée

par Julie Oniszczuk

Thèse de doctorat en Pathologie et recherche clinique

Sous la direction de Vincent Audart et de Sabrina Belbekhouche.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Créteil ; 2015-....) , en partenariat avec Institut Mondor de Recherche Biomédicale (Créteil) (laboratoire) et de Eq 21 - Immunopathologie rénale et transplantation (equipe de recherche) depuis le 01-11-2016 .


  • Résumé

    Le syndrome néphrotique idiopathique (SNI) est une maladie du glomérule rénal caractérisée par une protéinurie massive et une hypoalbuminémie pouvant évoluer vers l´insuffisance rénale chronique terminale et qui est due à des anomalies ultrastructurales du glomérule rénal pouvant évoluer vers l´insuffisance rénale chronique terminale. Le SNI est lié à des anomalies immunologiques aboutissant à la synthèse d’un facteur toxique circulant impliquant les lymphocytes T(LT) ou B (LB). Notre laboratoire a identifié une nouvelle molécule (c-mip) fortement induite dans les LT, podocytes et LB de patients atteints de SNI. De précédents résultats montrent que dans une lignée de LB surexprimant c-mip, l’activation B pouvait être modifiée et qu’un facteur B circulant pourrait être sécrété. Les objectifs de ce travail sont de comprendre le rôle de c-mip dans la signalisation B sur des LB de patients isolés en poussée et en rémission et d'élucider le rôle du LB dans la pathogénie du SNI en testant le surnageant de LB sur des podocytes pour rechercher des altérations fonctionnelles podocytaires et identifier un facteur relevant par analyse protéomique différentielle et enfin de développer une technique de nanointerférence ciblée permettant d'éteindre l'activité de c-mip et récupérer un phénotype normal au sein des lymphocytes B des patients en poussée.

  • Titre traduit

    Physiopathology of Idiopathic Nephrotic Syndrome and therapeutic approach with targeted nanointerference


  • Résumé

    Idiopathic nephrotic syndrome (INS) is caused by ultrastructural abnormalities of the renal glomerulus caracterised by a heavy proteinuria and hypoalbuminemia and may progress to end stage renal disease. Immunologic abnormalities in INS lead to the synthesis of a toxic factor involving circulating T lymphocytes (TL) or B lymphocytes (LB). Our lab has identified a new molecule (c-mip) strongly induced in LT, podocytes and LB of patients suffering from SNI. Earlier results show that in a line of LB overexpressing c-mip, activating B could be modified and that a circulating factor B may be secreted. The goals of this work are the understanding of the role of c-mip in signaling B on LB isolated patients in thrust and in remission and to elucidate the role of LB in the pathogenesis of SNI by testing the LB supernatant on podocytes to search for functional alterations on podocytes and identify a relevant factor by differential proteomic analysis and finally to develop a technique of targeted nanointerference in order to extinguish the activity of c- mip and recover a regular phenotype in B cells of ill patients.