Les grands barrages hydroélectriques au Brésil : les politiques de développement face au «monde des barrages», entre reconfiguarations de l’action publique et contestations.

par Léa Lebeaupin-Salamon (Lebeaupin)

Projet de thèse en Sciences politiques

Sous la direction de Camille Goirand.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (laboratoire) depuis le 15-11-2018 .


  • Résumé

    Les risques liés à l’exploitation du potentiel énergétique en Amazonie, sont aujourd’hui un problème majeur de la science sociale au Brésil. Afin de pallier à la demande croissante en énergie, les méga-projets hydroélectriques ont été mis en place dans un contexte particulier de politiques publiques libérales. Mais ces barrages ont provoqué depuis la fin des années 1980 de nombreuses mobilisations sociales, mettant en doute le bien-fondé de ces usines. Provoquant des problèmes environnementaux et sociaux, des contestations se sont formées pour dénoncer ces méga-projets. Les firmes multinationales en charge de ces projets sont alors tenues d’indemniser les populations et de mettre en place des programmes de développement, opérant progressivement une décharge de l’État. Ce projet de thèse propose alors d’analyser la manière dont les acteurs de la construction de barrages mais aussi les acteurs mobilisés interagissent et forment ensemble un « monde des barrages », sollicitant sans cesse l’interaction d’acteurs situés dans des champs différents et autonomes. La thèse analysera donc en profondeur la manière dont l’État et les entreprises privées disciplinent et gouvernent des populations locales confrontées à l’industrialisation, restructurant ainsi les formes de l’action publique, transformant les principes fondateurs de l’exercice du pouvoir et mobilisant des actions collectives spécifiques.


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