Gestion du stress hydrique : évaluation des politiques publiques de lutte contre la surexploitation et le gaspillage de "l'or bleu

par Ophélie TrachÉ

Projet de thèse en Science Politique

Sous la direction de Emmanuel Négrier.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Ecole doctorale Droit et science politique (Montpellier ; 2015-....) , en partenariat avec CEPEL - Centre d'Etudes Politiques de l'Europe Latine (laboratoire) depuis le 26-11-2018 .


  • Résumé

    Sécheresses de plus en plus intenses et fréquentes, augmentation des températures : la Terre a soif, et un cinquième de la population manque déjà d'eau selon l'ONU. La planète est certes recouverte d'eau à 72%, mais seules 2% des réserves sont constituées d'eau douce, et seulement la moitié de cette eau est exploitable par l'homme. En outre, « l'or bleu » est inégalement réparti, de plus en plus rare et d'une qualité de moins en moins bonne. En cause, la communauté scientifique pointe du doigt le réchauffement climatique, la surexploitation des aquifères et l'explosion démographique. Or, l'inégale répartition et la raréfaction de la ressource exacerbent et même parfois génèrent des conflits (elle exacerbe le conflit israélo-palestinien par exemple), dont de véritables « guerres de l'eau ». Cependant, aussi incompréhensible que cela puisse paraitre, « l'or bleu » à tendance à être gaspillé et surexploité. Par exemple, l'OCDE estime que 44% de l'eau de Mexico est gaspillée à cause d'une mauvaise gestion des infrastructures hydrauliques. Ce chiffre s'élève à 16% pour Marseille. Pourquoi un tel paradoxe ? Et quelles politiques publiques sont mises en œuvre face à l'urgence de la préservation ? Cette thèse analysera l'efficacité de l'action publique en matière de lutte contre la surexploitation et le gaspillage de l'eau, et ce dans trois sphères : économique, sociétale et légale.

  • Titre traduit

    Managing Water Stress: Public Policy Evaluation to reduce the Overexploitation and Wastage of "Blue Gold"


  • Résumé

    Over the past century, droughts have become more frequent and more intense, and temperatures have been increasing. The Earth is thirsty, and already one fifth of the population is suffering from a lack of water according to the United Nations. Even if 72% of the planet is water-covered, fresh water holds only 2% of these water resources, and only half of this fresh water can be exploited. Moreover, “blue gold” is a resource that is unevenly distributed, that is becoming scarcer and scarcer, and whose quality is worsening. According to scientists, global warming, the overexploitation of aquifers and demographic dramatic boom are to blame. However, water scarcity is a challenging and dangerous issue that triggers or exacerbates conflicts between nations (e.g. It exacerbates the Israeli-Palestinian conflict). However, as surprising as it may seem, « blue gold » is dramatically wasted and overexploited. For instance, the OECD estimates that 44% of the water of Mexico City is simply wasted because of the poor management of water infrastructure. In Marseilles, it is estimated that 16% of the fresh water goes wasted for the same reason. Given the risks and dire consequences of water crisis, how can such a paradox exist? What are the public policies in place to reduce the overexploitation and wastage of water? How do they balance water demand and water resources? This thesis aims at analyzing and assessing public policy towards the overexploitation and wastage of water. Three levels of analysis help us assessing public action: economic, societal and legal.