Justice sociale et bonne gouvernance : pour une relecture de John Bordley Rawls et de Amartya Kumar Sen en Afrique. : justice sociale et bonne gouvernance : pour une relecture de John Bordley Rawls et de Amartya Kumar Sen en Afrique.

par Fofana Yacouba

Projet de thèse en Philosophie politique et sociale

Sous la direction de Roger Somé et de Thiemele Boa.


  • Résumé

    1. Intitulé de la recherche Justice sociale et bonne gouvernance : pour une relecture de John Bordley Rawls et de Amartya Kumar Sen en Afrique. 2- État actuel des connaissances dans le domaine concerné À travers sa Théorie de la justice, John Rawls (1921-2002), ouvre la voie sur des solutions aux injustices sociales qui, depuis l’antiquité, ne font que ruiner les sociétés humaines. Par ailleurs, dans nos recherches pour le master recherche, nous avons découvert les idées de l’économiste indien Amartya Sen qui vont dans le même sens que la conception rawlsienne de la justice sociale. Ce qui nous a permis de déceler un lien entre ces deux penseurs (convergence et divergence dans les conceptions de la justice sociale et de la bonne gouvernance). Nous avons donc choisi de réfléchir sur la justice et la bonne gouvernance à partir de ces deux auteurs non seulement parce que nous sommes familiers à leurs idées mais surtout parce que nous souhaitons prolonger nos réflexions sur leurs idées en les adaptant au cas africain. Nous étudierons en exemples des pays comme le Ghana et la Côte-d’Ivoire. Du fait de la colonisation ces pays ont ipso facto partiellement copié les systèmes de gouvernement des puissances colonisatrices. Malgré cela, ces deux pays ne sont toujours pas parvenus à se développer. C’est dire qu’il y a une inadéquation entre les systèmes de gouvernement adoptés par ces pays et les réalités sociales africaines. En effet, en 2020, les indépendances africaines auront soixante-dix ans. Malheureusement, les populations africaines ne bénéficient guère des fruits de ces indépendances. Et pourtant, l’indépendance était incontestablement le synonyme de la prospérité, de la juste redistribution des richesses sociales, de l’égalisation des conditions de vie, de l’accession à la justice sociale et surtout à la bonne gouvernance. Selon T. Koui (2012 : 11), « l’indépendance était légitimement synonyme de libération, de recouvrement de la dignité, de réappropriation de l’initiative historique. » Les peuples d’Afrique pourraient ainsi prendre leur destin en mains, écrire leur propre histoire, créer des richesses, développer leur pays et le continent africain. Mais, l’on constate aujourd’hui que les sacrifices consentis par les populations n’ont pas donné les résultats tant attendus. Si l’on ne parle plus de colonisation, de travaux forcés ou d’esclavage en Afrique, force est de reconnaître que les populations sont encore dans la misère matérielle, dans le sous-développement, leurs conditions de vie n’ont presque pas changé. Il semble que la colonisation, les travaux forcés ou l’esclavage n’étaient pas les seuls problèmes des Africains. En fait, l’Afrique est constamment secouée par des crises sociales, politiques, économiques ou militaires. Nous avons en mémoire la crise politique du Rwanda de 1993 à 1997 qui s’est soldée par un génocide, les crises politiques dans le monde arabe de 2010 à 2013, la récente crise politique et militaire en Côte-d’Ivoire de 2002 à 2011. L’Afrique est dans la crise du développement, dans la crise de la gouvernance. Or, le continent africain dispose d’énormes potentialités qui, lorsqu’elles seront utilisées convenablement le propulseraient sur le chemin du développement car, malgré son instabilité, l’Afrique reste et demeure très convoitée par les puissances mondiales. C’est donc dire que ce contient dispose de valeurs méconnues ou ignorées. Le constat est tel que l’on se demande : que manque-t-il au continent africain pour amorcer son développement harmonieux? Il semble que le fond du problème de développement en Afrique ce sont ses politiques sociales et son mode de gouvernance. Les politiques actuelles de développement en Afrique sont calquées sur le modèle occidental, capitaliste qui est inadéquat aux réalités sociales africaines. Le développement tel que forgé par le capitalisme consiste en la recherche effrénée de la croissance économique, il a de graves conséquences sur l’humanité. Celui-ci rime avec un processus d’industrialisation qui met l’environnement en péril. C’est d’ailleurs pourquoi Claver Boundja (2014 :13-14) estime que « la civilisation industrielle, avec son productivisme illimité, apparaît comme responsable, non seulement de la croissance exponentielle de la pollution de l’air, de la terre et de l’eau, mais aussi d’atteintes, peut-être irréversibles, au système écologique de la planète. » C’est dire que le développement tel que conçu par les capitalistes ne saurait être avantageux pour les pays africains. Il est donc nécessaire de trouver un nouveau paradigme de développement. Et c’est dans la théorie de la décroissance de Serge Latouche que l’Afrique pourra trouver le meilleur paradigme de développement. Cet auteur incite à l'adoption de comportements qui donneraient à l'individu les conditions de son affranchissement du système économique pour ensuite envisager la suite du monde. Cette théorie trouve sa finalité dans la démocratisation locale du politique et de l'économique à travers le renouvèlement et la transformation des institutions fondatrices de la société toute entière. Et pour ce faire, il intègre l'innovation humaine de manière à faire participer la population à l'élaboration des moyens de transformation de la société. Pour S. Latouche (2010 :149), il ne peut y avoir de développement sans amélioration des conditions de vies des humains, sans affranchissement des individus. Dès lors, soixante-dix ans après les indépendances, les États africains gagneraient à axer toutes leurs politiques sur la recherche du bien-être des citoyens car le développement d’un pays se mesure à l’aune de la qualité de la vie menée par les populations. Et justement pour Claver Boundja (2014 :14), « le bonheur du genre humain, en effet, ne peut pas s’accomplir dans un environnement naturel détruit. » Il y a donc une urgence pour les Africains de réorienter leurs politiques de développement Qu’est –ce qu’un pays développé sans une population épanouie ? Le développement du continent africain est subordonné aux conditions de vie de ses populations car comme le dit Claver Boundja (2014 :15), « le développement, en tant que réalité plurielle, concerne l’avenir et le devenir des sociétés humaines. ». Autrement dit, le développement de l’Afrique passe inéluctablement par l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Mais, comment les conditions de vie des populations pourraient-elles s’améliorer si le contient est victime d’injustices sociales et d’une mal gouvernance ? Par ailleurs, les pays africains sont en proies aux conflits politiques, à l’extrême pauvreté, au faible taux de croissance économique, aux taux de mortalité de plus en plus élevé, aux faibles taux d’alphabétisation, aux crises politiques à répétition, aux violations très abyssales des droits de l’homme et surtout à une gouvernance exclusive c’est-à-dire une gouvernance axée sur l’ethnie. Ces inégalités sociales sont très souvent du ressort des hommes politiques africains qui, pour régner, sèment le désordre dans nos États. Les politiques africains constituent le plus grand handicap à la marche vers le développement du continent africain. Ceux-ci font la promotion de politiques sociales et économiques souvent incompatibles avec les besoins des populations nationales, ils sont comptables des souffrances de leurs peuples, de leurs concitoyens, de l’inégalité de leurs conditions de vie. L’Afrique dans sa marche actuelle vers le développement a plutôt besoin d’une gouvernance pragmatique, capable de s’adapter aux réalités sociales, économiques et culturelles africaines, de changer qualitativement et quantitativement le niveau de vie des citoyens sur tous les plans, elle a besoin d’hommes politiques intègres, soucieux de l’avenir des populations et qui pourraient promouvoir une gouvernance adaptés aux besoins réels de ses populations. Ces hommes politiques doivent instaurer des valeurs et ces valeurs ne peuvent être que la promotion du mérite, de l’excellence, d’un système sanitaire et éducatif qualifié et qualifiant, d’une démocratie propre aux cultures africaines, etc. Cela passe nécessairement par l’instauration de la justice sociale. À travers ce sujet, nous voudrions ainsi apporter notre contribution à l’édification et à la consolidation de la justice sociale et de la bonne gouvernance en Afrique afin d’aboutir à l’instauration de la société la plus juste possible car une société juste reste toujours stable. C’est donc ces raisons qui justifient le choix de ce sujet et de ces auteurs. 3. Problématique de la recherche Dans son article intitulé Afrique berceau de l’humanité et des grandes civilisations publié le 03/12/2010 sur africultures.com, Tidiane N’diaye estime que l’Afrique est « le berceau de l’humanité, la source de toutes les civilisations, la terre des premiers hommes ». Mais, l’Afrique est depuis très longtemps le continent le plus sous-développé, elle est encore dans une léthargie sans pareille. Et pourtant, l’Afrique et plus precisement le G dispose d’autant de ressources. En fait, le continent africain dispose de toutes les ressources nécessaires, qu’elles soient les ressources humaines ou économiques. Mais, pourquoi l’Afrique est-elle toujours sous-développée ? Autrement dit, quelles pourraient être les causes du sous-développement de l’Afrique ? La réponse à cette question ouvre la voie sur la réflexion sur le mode de gestion des ressources sociales africaines, sur la gouvernance dans les États africains et sur les relations que les pays d’Afrique entretiennent entre eux et surtout avec le reste du monde. Si les ressources sociales sont abondantes, il faut encore qu’elles soient bien réparties, qu’elles soient utilisées à bon escient afin de promouvoir le développement national et continental. Il semble que le fond du problème du développement en Afrique se résume à l’idée de justice sociale et de la bonne gouvernance car avec une population très nombreuse qui constitue un vaste marché de consommation, une main d’œuvre très abondante et très qualifiée une géographique dotée de plusieurs climats favorables aux activités agricoles et économiques, une superficie d’environ 30.415.873 km2 regroupant 54 pays, une large ouverture sur l’océan atlantique et des richesses dans les sols et sous-sols, rien ne manque à l’Afrique pour se développer si ce n’est une meilleure gestion de ses ressources et de son potentiel économique. C’est donc pour mieux comprendre ce problème du développement du contient que nous projetons de réfléchir sur le thème suivant : Une adaptation des conceptions rawlsiennes et sennienes de la justice sociale et de la bonne gouvernance aux États africains. Dans cette formulation de notre thème, deux expressions méritent qu’on les définisse afin de mieux orienter nos idées. Qu’est-ce que la justice sociale ? Qu’est-ce que la bonne gouvernance ? Dans Le vocabulaire Européen des philosophies (2004 : 663), la justice est donnée comme originaire du latin "justitia", lui-même dérivé de "jus", que les dictionnaires rendent aussi bien par droit que par justice. La justice est de ce fait la conformité au droit, à la loi. La justice est une appréciation des faits, une reconnaissance et le respect des droits et du mérite de chacun. Le mot juste, dérive du latin "justus" et renvoie à ce qui est conforme à la justice, à l’égalité, à l’équité. Qu’en est-il de la bonne gouvernance ? Du latin gubernare, comme le grec kubernaō, le vocable Gouvernement est donné dans Le vocabulaire Européen des philosophies (2004 : 525), comme le fait d’être au gouvernail d’un navire, donc de diriger, de commander. Le terme désigne d’abord le fait de gouverner ou de régir une collectivité ou une institution quelconque, avant de s’appliquer plus particulièrement aux communautés politiques. Il s’applique à la fois à la manière dont une collectivité est dirigée (le bon ou le mauvais gouvernement, ce que nous nommons aujourd’hui gouvernance), au régime par lequel ce mode de direction se traduit (les types de gouvernements) et enfin, l’instance qui exerce la fonction exécutive et qui détient le pouvoir par distinction d’avec le législatif et le judicaire. Enfin, selon le Nouveau Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines (2014 : 224) la gouvernance est la coordination des moyens qui permettent de développer une entreprise, de renforcer son efficacité et généralement de mieux articuler les structures économiques, sociales et politiques dans l’ensemble d’une société. À travers ce thème, nous avons pour objectif principal de répondre au problème suivant : Comment peut-on instaurer la justice sociale et la bonne gouvernance dans les sociétés africaines ? En effet, l’Afrique souffre de plusieurs problèmes liés à la pauvreté, à l’injustice tant politique qu’économique, à l’inaccessibilité aux ressources sociales de première nécessité telle que la santé, l’éducation, à la mauvaise gestion de ses ressources naturelles, agricoles, à la gouvernance tout court. Dans nos réflexions, il s’agira pour nous d’appliquer les conceptions rawlsienne et senienne de la société juste aux États africains, ce qui nous permettra, par ricochet, de proposer des solutions aux problèmes tant politiques, économiques, sociaux que culturels. Pourquoi le choix de ces deux auteurs ? En fait, pour J. Rawls (2003 :21), la tâche propre de la philosophie politique est de concevoir des idées pour l’instauration d’une entité sociale pouvant « permettre au moins une organisation politique décente de manière à ce qu’un régime démocratique raisonnablement juste, quoique imparfait soit, possible. » Selon lui, le rôle de l’utopie réaliste de la philosophie politique c’est de concevoir les moyens pour l’instauration d’une société juste. Cette expression de " société juste " voudrait retenir notre attention. Qu’est-ce qu’une société juste sans la justice sociale et sans la bonne gouvernance ? Lorsque J. Rawls (2009 :31) soutient qu’une société juste doit être régie par la justice équitable afin de garantir l’équité et la justice dans la coopération, c’est aussi l’idée de la bonne gouvernance qu’il véhicule. Ainsi donc, en appliquant la conception rawlsienne de la société juste aux États d’Afrique, nous serons à mêmes de trouver des réponses adéquates aux problèmes africains tels que l’instabilité politique et sociale, les inégalités sociales, politiques et économiques, brefs aux biens primaires et naturels. L’accès aux biens premiers et secondaires serait une condition non négociable pour une société juste. Et nous pensons que c’est ce qui manque aux pays africains. Les Biens sociaux sont « tout ce qu’on suppose qu’un être rationnel désirera.» (J. Rawls, 2009 :122). La justice sociale doit se préoccuper de la répartition équitable de ces Biens premiers sociaux et ces Biens sociaux premiers ne sont rien d’autre que « les droits, les libertés et les possibilités offertes, les revenus et la richesse. » (J. Rawls, 2009 :123) À côté des Biens sociaux premiers, nous avons « les Biens naturels (la santé et la vigueur, l’intelligence et l’imagination, qui ne sont pas sous le contrôle de la structure de base de la société. » (J. Rawls, 2009 : 93). Et pour Rawls, même si l’État ne peut pas distribuer les biens naturels comme la santé et l’intelligence, il peut cependant favoriser leur accès. L’État peut favoriser l’accès à la santé notamment à travers la construction des infrastructures sanitaires, en promouvant des soins de qualité et en favorisant l’accès à l’éducation en construisant des infrastructures scolaires, universitaires de qualité. La structure de base doit satisfaire les aspirations de tous les humains à la réalisation de leurs projets de vie, à l’acquisition des Biens primaires. Dans une société juste, les citoyens revendiquent publiquement la satisfaction des besoins primaires pour une meilleure perspective de vie. « La satisfaction de ces revendications justifiées est publiquement reconnue comme avantageuse et comme améliorant la situation des citoyens en ce qui concerne la justice politique. » (J. Rawls, 1993 : 293). Pour Rawls, il est très important voire obligatoire que les revendications légitimes des populations en ce qui concerne les Biens primaires soient satisfaites. De son côté, Amartya Sen tout en rendant hommage à Rawls s’oppose à différents points de sa conception de la société juste. Pour lui en effet, tenter de définir la société juste comme un modèle et unique est à la fois contestable et inutile car pour lui, la justice est un horizon lointain et mouvant dont on peut seulement se rapprocher de façon pragmatique et ce à travers des consensus issus d’une pratique constante du « raisonnement public ». La justice est donc une construction inachevée Pour A. Sen (2012 : 14), le plus important, ce n’est pas de savoir ce qu’est un monde juste, mais d’éliminer plutôt « les injustices réparables », c’est-à-dire « la pauvreté, la tyrannie, l’absence d’opportunités économiques, les conditions sociales précaires, l’inexistence de services public. » Nous avons choisis ces deux auteurs afin de montrer les enjeux de leurs théories en Afrique. Nous pensons qu’en faisant école auprès de ces deux auteurs, en appliquant leur théorie, les pays d’Afrique pourront accéder à la justice sociale qui est la condition sine qua non à la bonne gouvernance. Ceci étant, la réponse au problème posé nous conduira à analyser successivement les questions suivantes : Comment se présentent les théories rawlsienne et senienne de la justice sociale et de la bonne gouvernance ? Quelle convergence et quelle divergence existent-il entre les théories rawlsienne et senienne de la justice sociale et la bonne gouvernance? Quelle est la praticabilité des théories rawlsienne et senienne de la justice sociale et de la bonne gouvernance en Afrique? Autrement dit, quels sont les enjeux africains des théories de Rawls et de Sen ? Quelle pertinence que d’avoir choisi deux auteurs aux positions divergentes quand on veut les appliquer à l’Afrique ? Il s’agira concrètement pour nous de diagnostiquer et d’analyser les problèmes de développement liés aux injustices sociales et à la mal gouvernance dans les sociétés africaines. Ainsi, dans notre cheminement, nous exposerons d’abord sur les théories de ces deux penseurs ensuite nous ferons une confrontation et enfin nous montrerons les enjeux de leurs théories pour l’Afrique noire. Plus précisément, nous insisterons sur les enjeux philosophiques qui découlent des relations entre les concepts propres à chaque philosophe, par exemple, entre « l’égalité », « la liberté », « les biens premiers », « la justice politique », « la théorie de la justice comme équité » et «la démocratie » chez Rawls ; entre « le système des droits », « l’économie du bien-être », « la théorie des capabilités », « la démocratie », « le développement humain » et « l’autonomie » chez Sen. Nous nous focaliserons surtout sur les aspects de la justice qu’elle soit économique, politique ou distributive qui porte en elle les germes du sous-développement en Afrique. Chemin faisant, nous résoudrons les problèmes de la pauvre pour parachever à la question du développement, qu’il soit économique ou humain. Ainsi, dans notre cheminement, nous adopterons une trilogie «Théories»-« Confrontations »-« Pratiques». Elle correspond respectivement à la première, à la deuxième et à la troisième partie de cette recherche. Il s’agit, en fait, de déterminer les grandes articulations des conceptions de John Rawls et d’Amartya Sen (Théories), de mettre en évidence leurs possibles lieux communs (Confrontations) et d’explorer, au travers de la catégorie de possibilité, leur assomption critique, responsable et prospective, dans le contexte global de la justice sociale et de la bonne gouvernance en Afrique noire actuelle (Pratiques). C’est une réflexion dynamique qui apparaît comme un argumentaire en trois mouvements, focalisé sur une seule activité : la recherche du bien-être des populations africaines. L’articulation de celle-ci montre que cette étude veut être une lecture critique et prospective des théories de John Rawls et d’Amartya Sen. Les deux premières années seront consacrées à la recherche documentaire et aux enquêtes auprès des populations.

  • Titre traduit

    Social justice and good governance : for a review of John Bordley Rawls and Amartya Kumar Sen in Africa.


  • Pas de résumé disponible.