Réseaux de sociabilités et supports sociaux dans l'exposition au risque de transmission de l'hépatite C et du VIH chez les usagers de drogues injecteurs

par Iris Condamine-Ducreux

Projet de thèse en Santé publique - sociologie

Sous la direction de Marie Jauffret-roustide.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de École doctorale Santé Publique (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-...) , en partenariat avec CERMES 3 - Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (laboratoire) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-10-2018 .


  • Résumé

    Si en France, la prévalence du VIH parmi les usagers de drogues injectables (UDIs) a considérablement diminué au cours des années 2000, passant de 50 % en 1990 à 10% en 2013, l'hépatite C reste encore aujourd'hui à un niveau très élevé, atteignant 64% en 2011. Environ 80% des nouvelles contaminations par l'hépatite C concernent les usagers de drogues. Le partage de matériel d'injection a été l'objet de nombreuses études dans la littérature internationale et il a été montré que cette notion chez les UDIs fait référence à une réalité extrêmement complexe et diversifiée qui englobe plusieurs types d'actes (prêt du matériel, emprunt du matériel) et qui peut prendre plusieurs sens selon les circonstances (partage en couple, …) et les acteurs engagés dans le partage (degré de connaissance, degré de confiance). On sait aujourd'hui que cette notion peut revêtir pour certains usagers un sens symbolique de solidarité mais aussi et surtout un aspect pragmatique en réponse à différents impératifs (manque d'argent, manque de matériel, symptômes de sevrage, politique de répression etc.). L'objectif principal de ce projet de thèse est de questionner les modalités de partage du matériel d'injection, les formes de sociabilisation et de support social au sein de cette population et d'étudier les interrelations entre ces dimensions et la manière dont elles impactent la transmission de l'hépatite C et du VIH dans la population des usagers de drogues. Pour ce faire, ma thèse s'appuiera sur l'analyse de données issues d'une enquête quantitative : l'enquête RESEAU ; et sur l'analyse thématique d'entretiens qualitatifs pour un approfondissement des hypothèses soulevées.

  • Titre traduit

    Social supports and networks linked to HCV and HIV exposure among ipeople who inject drugs


  • Résumé

    In France, the prevalence of HIV among injecting drug users (IDUs) has significantly decreased in the 2000s, from 50% in 1990 to 10% in 2013. When hepatitis C still remains at a very high level, reaching 64% in 2011. Approximately 80% of new hepatitis C infections are drug users. In order to limit the epidemic, in the field of the reduction of the risks the analysis of the behaviors of the IDUs has been imposed since about thirty years. The sharing of injection equipment has been the subject of numerous studies in the international literature. It has been shown that this notion among IDUs refers to an extremely complex and diverse reality. This reality include several types of acts (equipment loan, equipment borrowing) and which can take many meanings depending on the circumstances (sharing, etc.) and the actors involved in sharing (degree of knowledge, degree of confidence). Today that this notion can take for some users a symbolic sense of solidarity but also a pragmatic aspect in response to different imperatives (lack of money, lack of equipment, withdrawal symptoms, repression policy etc.). The main objective of this thesis project is to question the methods of sharing injecting equipment, the forms of socialization and social support within this population. Secondly the interrelations between these dimensions will study and the way in which they impact on transmission of hepatitis C and HIV, in the drug user population. My thesis will be based on the analysis of data from a quantitative survey: the NETWORK survey; and the thematic analysis of qualitative interviews for a deepening of the hypotheses raised.